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Ponyo sur la falaise est le 10ième long métrage d’Hayao Miyazaki produit par le célèbre Studio Ghibli...
Ponyo, est le nom d’une petite princesse poisson qui rêve de se transformer en fillette humaine pour rejoindre un petit garçon de 5 ans prénommé Sosuke, pendant que son père sorcier, cherche à restaurer le règne des Océans sur le monde (Une sorte de transposition du célèbre conte de Hans Christian Andersen "La petite Sirène").
Un vrai petit bijoux qui débarque sur nos écrans le 8 avril prochain. En attendant, jugez du résultat avec les bandes annonces qui suivent.
Pour ce film, Hayao Miyazaki a bien insisté sur le fait de ne pas utiliser les nouvelles techniques d’animation 3D et de travailler au maximum de façon traditionnelle. Aussi, pour voir le jour, ce film aura nécessité pas moins de 170000 dessins et plus de 350 personnes entre les dessinateurs, les décorateurs et les coloristes 8-O
Si vous souhaitez plus de renseignements sur Ponyo sur la Falaise, rendez-vous sur le site de 3DVF qui lui consacre un dossier de plusieurs pages dans lequel vous découvrirez entre autres, les différentes sources d'inspiration de l'auteur.
Vous pouvez également vous rendre sur le site Kanpai et découvrir la critique du film faite par son auteur lors de sa sortie en juillet dernier au Japon.
Comment le monde classique émerge-t-il du m...
Ces derniers mois l’actualité autour des technologies d’authentification est chaude, bouillante même ! Pour faire simple, l’ authentification est “la procédure qui consiste à vérifier l’identité d’une entité (personne, ordinateur…), afin d’autoriser l’accès de cette entité à des ressources (systèmes, réseaux, applications…)“. Jusqu’à très récemment sur le web, le seul moyen d’accéder à un service était de se créer un compte en choisissant un identifiant et un mot de passe. Au siècle dernier cela ne posait pas de problème dans la mesure où un utilisateur lambda n’exploitait que très peu de services en ligne (Yahoo!, Amazon, Ebay…). Donc le nombre de login / mot de passe à retenir était limité.
Mais avec l’avènement des médias sociaux tout se complique car il n’est pas rare de devoir jongler entre des dizaines de services en ligne et donc autant d’identifiants et mots de passe. C’est là où sont apparus des systèmes d’authentification décentralisés comme OpenID. Très prometteuse, cette technologie a rapidement été adoptée par les plus grands acteurs (cf. Google, IBM, Microsoft, Yahoo et VeriSign adoptent OpenID) sans toutefois remporter l’adhésion du grand public.
Une technologie trop complexe pour le grand public
Le problème vient très certainement d’un manque de volontarisme de la part de ces acteurs qui hésitaient à se lancer dans de grandes campagnes d’évangélisation. Sans vouloir jouer les devins je pense que cette frilosité est du à une mécompréhension entre les notions d’identité et de profil. Communiquer sur un mécanisme de délégation d’authentification aurait fait fuir les partenaires potentiels (qui implémenteraient cette technologie) et inquiété les investisseurs.
Bref, tout ça pour dire qu’OpenID n’a pas trouvé sa cible, d’autant plus qu’il existe d’autres solutions qui présentent chacune des avantages / inconvénients. Ce contexte concurrentiel n’a fait que ralentir l’adoption de ces technologies, et ce malgré des travaux d’interopérabilité (cf. Vers un standard d’identité numérique ?).
Plus de simplicité et des usages concrets par faciliter l’adoption
Cela n’a pas découragé les promoteurs d’OpenID qui ont fait progresser leur standard et surtout l’ergonomie du dispositif : La création de compte simplifiée avec OpenID.
Mais celui qui a réellement fait découvrir la délégation d’authentification au grand public c’est… Barack Obama (encore lui ?) ou plutôt Facebook qui a eu la très bonne idée d’associer sa technologie “maison” Facebook Connect à une opération de buzz autour de la cérémonie d’investiture du nouveau président US. Et là subitement, l’intérêt de ces technologies sautent aux yeux (cf. CNN + facebook, premier exemple concret de télévision communautaire et Le partenariat CNN Live et Facebook peut-il faire trembler Twitter ?). La promesse est en effet très belle : pouvoir tester et s’inscrire sur une infinité de sites sans avoir à choisir de nouveaux identifiants en se servant de votre compte Facebook :

Oui mais voilà, cette promesse à une contre-partie : il faut accepter de partager certaines informations concernant votre profil. Cette première application à grande échelle a ainsi réveillée les vieilles craintes liées au respect de la confidentialité et aux dérives potentielles. Quoi que… il faut quand même se méfier (cf. Facebook Connect + Facebook Ads = A Social Ad Network).
Il n’a pas fallu attendre très longtemps pour que Google dévoile à son tour sa propre solution qui repose non pas sur une technologie propriétaire mais sur deux standards (OpenID et OAuth) : Google lance son offre concurrente à Facebook Connect.
Puis nous avons entendu des rumeurs au sujet de Twitter qui lui aussi serait en train de tester son propre mécanisme : Twitter OAuth Spotted in the Wild.

Le cas de Twitter est particulièrement intéressant car il existe de nombreux services qui reposent sur les APIs de Twitter et qui se servent déjà des comptes des utilisateurs comme identifiants. En implémentant un mécanisme plus robuste comme OAuth, Twitter donne alors la possibilité à ses utilisateurs de gérer de façon plus fine les droits d’accès.
Et finalement cette semaine c’est au tour de Yahoo! d’annoncer sa propre solution : Yahoo! Updates (cf. Yahoo! tente de concurrencer Facebook avec Yahoo! Updates).

Le système d'authentification de Yahoo!
Vous noterez au passage qu’il ne s’agit pas QUE d’authentification mais également d’agréger les actions réalisés sur les sites partenaires sur votre profil Yahoo!. Vous pouvez voir fonctionner ce système ici : Yahoo! Updates API Demo. D’un point de vue technique, les équipes de Yahoo! ont eu la très bonne idée de monter un partenariat avec JS-Kit, une société qui fournit une brique technologique très intéressante puisqu’elle permet (d’après ce que j’ai compris) de véhiculer des données “sociales” (updates…) entre différent services à l’aide de ces technologies de délégation d’authentification (plus d’infos ici : Yahoo! Launches Major Challenge to Facebook Connect).
Très bien… mais tout ceci ne résout pas le problème de fond du choix de la technologie : les différentes solutions existantes (plus ou moins concurrents) brouillent le débat et divisent la communauté informatique. Et pendant se temps là, l’utilisateur est toujours perdu dans ce débat d’expert (et dans ses mots de passe).
Bon… ceci étant dit et au vue des derniers travaux réalisés il semblerait que l’on commence à se diriger vers des solutions plus “grand public“, c’est à dire proposant un mode d’interaction plus simple pour l’nternaute lambda. Illustration avec le module de commentaires universels de JS-Kit : Comments Service.
Comme vous pouvez le constater sur cette capture, il est possible de déposer un commentaire en utilisant l’un des systèmes d’autentification proposé (OpenId, Yahoo! Updates, Facebook Connect…). Disons que c’est un premier pas très encourageant.
Selon Cameron Marlow, le sociologue maison de Facebook, la réponse est quatre si vous êtes un homme et six si vous êtes une femme. Dans l’article publié hier par The Economist, les recherches de Marlow indiquent que le Facebookeur a une moyenne de 120 amis, mais n’a de conversation (de réel dialogues) qu’avec une petite partie d’entre eux. Même pour ceux qui collectionnent les amis (500 et plus), ce chiffre n’augmente pas de façon significative (dix pour les hommes et seize pour les femmes).
Ces chiffres concernent les amis avec lesquels on échange des emails ou l’on chatte, dès qu’il s’agit de relations plus phatiques, unidirectionelles, comme commenter des photos, updater son statut, ou écrire sur le wall de quelqu’un, ces chiffres augmentent légèrement : sept amis en moyenne chez les hommes et dix chez les femmes.
En se basant sur ces données, Marlow suggère qu’une fois que votre réseau personnel croit au delà du nombre de Dumbar (150 , la limite cognitive théorique du nombre de personnes avec lesquelles vous pouvez maintenir une relation sociale stable), alors vous ne faite, au mieux, qu’augmenter le nombre de contacts occasionnels que vous suivez passivement.
Et pour Twitter ?
Marlow, c’est son métier, se concentre sur Facebook, mais ces chiffres sont également intéressant dans des contextes de média sociaux différents, comme Twitter. Cette semaine a eu lieu une discussion intéressante sur le nombre de followers avec lesquels vous pouvez interagir sur Twitter - notamment si l’on considère que certains utilisateurs suivent des dizaines de milliers de personnes.
Certains des chiffres de Facebook sont probablement vrai sur Twitter, mais il faut reconnaître que Twitter est bien plus une affiare de contact occasionnels que Facebook, où les utilisateurs entrent et sortent du flux des messages durant la journée. Par ailleurs, le concept d’ami est particulièrement flou sur Twitter.
Mais si vous vouliez vraiment avoir une réelle conversation avec la plupart de vos followers sur Twitter, alors suivre 10.000 personnes relève de la folie furieuse. Ceci dit, ceux qui suivent un tel nombre de personnes les regroupent probablement en sous groupes bien plus réduits à l’aide d’outils comme Tweetdeck ou du moteur de recherche interne.
(article publié dans l’édition US de ReadWriteWeb)
A lire sur le même thème :
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- Les réseaux sociaux : un monde à prendre avec du recul
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Wolfgang This est lecteur de Korben.info mais aussi et surtout Secrétaire général de iTeam, une association de promotion du logiciel libre et de la sécurité informatique à l’ECE. Et à ce titre, il a pu assister, hier à Nanterre, à une conférence menée par le célèbre Richard Stallman au sujet des droits d’auteurs et de la liberté numérique.
Et comme Wolfgang est un mec trop sympa, il nous a fait un compte rendu passionnant ! Je vous recommande de le lire,c’est passionnant !
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Droits d’auteur & liberté numérique
Introduction de Jeremy Zimmerman, co-fondateur de La quadrature du Net, et qui parle de la loi Hadopi (plus connue sous le nom de loi des réponses graduées) et du black-out du net (mettre les parties du web qui vous appartiennent comme les avatars, les blogs, les sites persos en noir pour protester contre Hadopi).
Selon Richard Stallman, il ne faut pas avoir peur d’être déconnecté par la loi Hadopi, il ne faut pas changer ses habitudes, sinon l’état policier a gagné.
Pourquoi est-ce qu’Hadopi est injuste ?
Pour un programme, il y a quatre libertés :
- 0 : liberté d’exécution
- 1 : liberté d’étudier et de modifier le code source
- 2 : liberté de diffuser le programme
- 3 : liberté de contribuer
Peut-on faire une analogie avec les objets physiques ?
- 0 : oui
- 1 : devient « étudier et changer »
- 2 : non physiquement réalisable
- 3 : idem
Cependant, ces droits pour les informations sont possibles. On peut donc se demander quelle liberté doit-on prévoir pour les œuvres qui ne sont pas des logiciels, et particulier pour l’information.
Nous allons donc ici voir une histoire du droit d’auteur et de la copie.
Dans l’antiquité, il n’y avait d’économie d’échelle : copier 1000 fois une œuvre coûtait mille fois la copier en un seul exemplaire.
D’autre part, il n’y avait pas de capacités requises pour la copie autre que celles pour utiliser l’œuvre (à savoir la lecture et l’écriture).
D’autre part, ce système était décentralisé. Il n’y avait pas à cette époque de droits d’auteur, cependant il y avait une censure.
Plus tard est apparu l’imprimerie. On passe à une copie plus efficace, beaucoup moins coûteuse à grande échelles, mais beaucoup plus coûteuse pour une seule copie.
Il apparaît un système centralisé de copie, et cela nécessitait des aptitudes autres. Les droits d’auteurs sont apparus, mais n’exerçaient pas de restrictions sur les lecteurs, ils restreignaient l’industrie. Les droits d’auteurs n’étaient donc pas controversés par le public : les lecteurs gardaient leurs droits, et c’était facile à appliquer. Cela représentait une avancée pour les lecteurs, puisque cela leur facilitait l’accès aux œuvres, et permettaient aux auteurs de mieux vivre. Théoriquement les utilisateurs perdaient une liberté, mais comme ils ne pouvaient exercer le droit qu’ils avaient perdu…
Enfin, l’informatique est arrivé, avec une nouvelle amélioration, encore non uniforme. Cette fois, copier peu ou beaucoup est presque la même chose, mais on tend à se rapprocher de l’époque antique, dans le sens où faire une copie unique redevient à notre portée. De plus, les moyens et aptitudes requis redeviennent aussi à notre portée.
Si l’état devrait donc modifier le système de droit d’auteur, mais au lieu de l’affaiblir, il le renforce pour que les sociétés qui gagnaient de l’argent continuent à en gagner. Par exemple, l’état augmente encore la durée du droit d’auteur. Le meilleur exemple est le cinéma, qui veut un droit d’auteur éternelle, et pour se faire redemande tout les 20 ans un allongement de 20 ans….
Les éditeurs veulent restreindre encore plus nos droits : pay per view, verrous (”menottes”) numériques, DRM…
On peut parler par exemple des DVD, qui sont cryptés, et lisibles que dans une zone géographique restreinte. Pourquoi ?
De plus, la conspiration des éditeurs force les constructeurs de lecteurs DVD à embarquer leur technologie de cryptage. Cette conspiration est d’autant plus grave qu’elle n’est pas secrète, puisqu’elle est soutenue par l’état.
A ce titre, l’union européenne, non comme concept mais comme la présente réalité, est dangereuse, car elle encourage ce genre de pratiques ou les entreprises passent avant les citoyens.
Il se passe en ce moment là même chose sur les DVD Blue-Ray, sauf qu’on n’arrive pas encore à craquer cette technologie, c’est donc notre devoir de ne pas les acheter, puisqu’ils nous privent de nos droits.
Il existe un autre moyen de résistance : un « presque-boycott ». Non pas ne pas aller au ciné, mais plutôt ne jamais payer si ce n’est pas bon.
On retrouve les verrous aussi dans la musique : il y a 10 ans, des faux disques compacts sont apparus : des disques « copy-control ». Dans certains pays, l’appellation Compact Disc (CD) leur est même interdite.
Une anecdote à ce sujet : Sony est connu pour mettre des logiciels sur leur CD qui fonctionnent comme un virus, ce qui est criminel. Un fait comique est qu’ils ont commis un autre crime, celui d’enfreindre les droits d’auteurs, puisque des parties de leur code étaient sous licence GNU. Sony n’a jamais été condamné pour cela. Des utilisateurs ont bien porté plainte, mais l’emphase était sur la partie de contrôle. Néanmoins, Sony a appris dans cette histoire, puisque désormais ce “rootkit” a été installé avant la vente, c’est ce qui est fait dans la Playstation 3.
On peut cependant dire qu’en vérité, ce système était moins mauvais que certains autres, puisque ce système ne fonctionne que sous Windows et Mac…
Même si on gagne cette bataille, il y a un nouveau danger : le verrou numérique sur les livres. Des libertés on été enlevées : par exemple prêter le livre à un ami, le revendre, l’emprunter, l’acheter de façon anonyme, le garder à vie.
Cependant, le faire directement est difficile, donc les éditeurs ont conçus un plan en deux étapes : d’abords nous ôter ces libertés pour les livres électroniques, mais en raison du peu de lecteur, cette étape n’a pas été difficile. La seconde étape est de nous convaincre à lire des livres sans papier.
Un éditeur a notamment pensé a mettre la biographie de Richard Stallman sous format électronique, lequel a imposé de publier sans verrou. L’éditeur a refusé, et le livre a été publié chez un autre éditeur, mais sous licence libre.
Jusqu’à présent, ces livres ont échoué, mais les éditeurs essaieront de nouveau, les entreprises qui veulent du pouvoir essaient toujours de nouveau. (Le sony sh-reader, le Amazon Swindle ![]()
Ces livres sont notamment un crime contre l’amitié : si on va chez un ami, il n’y a pas de livre a feuilleter, emprunter.
Pour lutter contre les verrous, un site a été créé : defectivebydesign.org
Un état doit lutter contre les droits d’auteurs. Richard Stallman propose de les limiter à 10 ans après la publication.
La date de publication : pour permettre à l’auteur d’écrire tranquillement. Pourquoi 10 ans ? Parce qu’aux états-unis sont vendus à prix réduit au bout de 2 ans, et introuvables au bout de 3 ans. Donc 3 fois cette période doit suffire. Lors d’une assemblée avec des auteurs et l’orateur, un des auteurs s’est levé et a protesté : “10 ans seraient insupportable, plutôt 5″. En effet, les éditeurs maltraitent aussi les auteurs, sauf les “stars”. Dans le cas ci-dessus, l’auteur devaient récupérer ses droits quand le livre étaient épuisé, mais même si ce dernier était introuvable, l’éditeur refusait de le déclarer épuisé.”Chaque auteur commence avec les désir de faire apprécier son oeuvre”. Et mis à part quelques super stars qui gagnent beaucoup, les auteurs gardent ce plaisir.
Quelles utilisations doivent être restreintes par les droits d’auteurs ?
Richard Stallman défini 3 catégories :
- œuvres fonctionnelles
- d’opinion & témoignage
- œuvre d’art & divertissement
our les œuvres fonctionnelles, elles doivent être libres : logiciel, recette de cuisine, polices de caractère, les œuvre de référence. Pour avoir le contrôle de sa vie, il faut avoir le contrôle de l’œuvre. Il faut pouvoir changer l’œuvre, et la publier pour ceux qui ont les mêmes besoin. Il est donc absurde d’interdire les copies exactes, puisqu’il existe des changements sans effets.
L’argument que des oeuvres libres n’existent pas, était plausible il y a 20 ans, mais désormais on sait que c’est faux. Ex : cuisine, wikipedia, oeuvre éducatives (freetextbookproject.org ) …
Les œuvres d’opinion et témoignage : elles montrent comment pense quelqu’un. La distribution de versions modifiés est nuisible car elle déforme la pensé. Stallman propose un droit d’auteur réduit, sauf que l’on pourrait diffuser librement des copies exactes, car c’est la liberté minimale. Pour interdire le partage, il faut la guerre conter le partage et des lois cruelles. “Partager est bon et tout le monde le sait“. Avec la liberté de partage, nous pouvons limiter les droits d’auteur à une réglementation industrielle. Et ainsi, nous pouvons rendre de l’argent à l’auteur.
Oeuvres d’art & divertissement : il a fallut des années pour décider quoi faire, car il y a des bons arguments, contre et pour, la publication de versions modifiées. Cependant, on admet que la publication des versions modifiées n’est pas urgente, et donc on peut attendre 10 ans. Avant, ce serait les mêmes restrictions que pour la seconde catégorie.
Le partage par le réseau doit donc être légal, car partager est bon. Quand on attaque les lois injustes, il ne faut pas que condamner les moyens, mais aussi le but, car le mal est dans la racine. Celui qui attaque le partage attaque la société. Pendant ce temps, les éditeurs disent que si nous partageons, nous volons les artistes. C’est faux.
En effet, c’est rare qu’acheter un disque finance les auteurs, il n’y a que les super-stars établies depuis longtemps qui en profitent vraiment, car elles ont terminé leur premier contrat, qui est toujours exploitant, et ont pu négocier un contrat plus lucratif.
Pourquoi ces contrats sont si exploitants ? Parce que la publicité et la communication sont des avances, qui sont débités sur ce que doit recevoir l’auteur. Il est rare que les disques se vendent assez bien pour rembourser ces frais, même un disque d’or ou de platine. Partager par le réseau ne nuit donc qu’a quelques stars, qui sont déjà riches, il y a donc pas autant de dégâts qu’on veut bien nous le faire croire.
Cependant, le système actuel est “minable” concernant la rétribution des auteurs.
Voici quelques idées :
Instaurer un impôt, réparti en fonction d’un succès d’un auteur, mais pas de façon linéaire, ce qui gaspillerait trop d’argent public à rendre riche des stars pour que des artistes normaux puissent vivre. On propose donc un système de racine cubique. Une star qui vend 1000 fois plus de copies recevraient donc 10 fois plus.
A ce sujet, il faut condamner des expressions comme “rémunérer”, ce qui induit une idée de dette. Il faut au contraire financer les arts, au lieu de devoir de l ‘argent si on apprécie une oeuvre.
Une seconde idée est dans les payements volontaires: imaginons un bouton qui envoie un euro à l’artiste. Qui en France ne peut pas donner un euro ? Ce n’est pas nécessaire que ce soit les pauvres qui financent les artistes, il y a assez de gens riches pour ça.
Ce système, même avec le payement incommode actuel qu’est la carte de crédit, marche assez bien. Deux groupes stars, Nine Inch Nails et Radiohead ont gagné ainsi des millions de $. Mais cela fonctionne déjà aussi pour des artistes moins connus. Une artiste canadienne peu connue reçoit en moyenne plus d’1$ par téléchargement. Quand on sait qu’en moyenne, les maisons de disques reversent moins d’un 1$ par album…
De plus, c’est incommode, cela exige une carte de crédit, et ce n’est pas anonyme. (”En passant, c’est un échec d’acheter avec sa carte de crédit si on peut le faire de façon anonyme, c’est notre devoir de mettre nos doigts dans les yeux de grand frère. Pardon, Big brother.“).
Si les gens ne payent pas assez, on peut toujours faire des campagnes aimables (”As-tu donné 1 € a un auteur cette semaine ? Pourquoi pas, tu aimes la musique, non ?“) plutôt que des campagnes cupabilisatrices (”Tu as volé de la musique, c’est un crime !“).
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Voilà, c’est fini ! Alors, que pensez vous de tout ça ?
Encore merci Wolfgang et bravo pour ce super compte rendu !
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Le hacker Adam Laurie a fait une super présentation avant-hier à la conférence Blackhat au sujet des satellites… En effet, avant, les satellites c’était du code propriétaire et du matériel non documenté (ou très peu)… Maintenant, c’est du code open source, une interface ethernet, un shell, du matos standard, de l’UDP, du TCP, du SMTP…etc…
Bref, vous l’avez compris, le satellite est devenu encore plus facilement “accessible” avec un simple PC, une parabole et un décodeur satellite ouvert genre Dreambox… En ciblant un satellite précis (par exemple ici mais il existe de nombreux forums sépcialisés), avec sa dreambox, et grâce à une attaque du type “Man-in-the-middle”, il peut analyser des centaines de transmissions et en isoler que ce qui l’intéresse (emails, flux HTTP, flux vidéo, cours de la bourse…Etc) avec un sniffer genre Wireshark (nouveau nom d’ethereal).
Et le pire c’est que le plus souvent, les données ne sont même pas chiffrées correctement… Bref, vous l’aurez compris, les satellites ont des points faibles et quand on sait ce qu’ils sont capables de transmettre ou de faire, tout en étant à la portée de tous (et non pas enfermés dans une armoire), ça laisse songeur…
La présentation en PDF du monsieur est ici et celle d’un autre expert tout aussi intéressante se trouve là. Bonne lecture…
ps : finalement, je n’étais pas si loin de la vérité…









