Liste de partage de Grorico
Coup de coeur pour la série “Walls” d’Alexandre Farto, plus connu sous le nom de Vhils. Cet artiste de street-art portugais vivant à Londres, nous offre un exemple de gravures très impressionnantes sur les murs. Il joue avec les couches et les volumes des différents supports.
Previously on Fubiz
La vie privée et les réseaux sociaux peuvent ils aller de pair ? C’est la question posée par l’équipe derrière le projet Diaspora, un projet ambitieux qui veut construire un «anti Facebook» : un réseau social open source, privé, qui rend à l’utilisateur le contrôle de sa vie privée.
Imaginé par des étudiants en informatique de la New York University, le projet Diaspora veut remplacer le web social centralisé d’aujourd’hui (entendez «Facebook») par un système décentralisé, tout en offrant un service pratique et facile à utiliser pour tous.
Selon la page d’accueil du projet, les étudiants qui en sont à l’origine, Daniel Grippi, Maxwell Salzberg, Raphael Sofaer, et Ilya Zhitomirskiy, «on passé des soirées entières à construire un makerbot» (un robot qui construit des choses, équivalent geek de «refaire le monde», sauf que c’est un robot que l’on construit et qui se charge de refaire le monde à sa place).
Les discussion évoluant, ils ont commencé à imaginer ce à quoi pourrait ressembler un réseau social décentralisé, ce qui les a mené à concevoir le projet Diaspora.
Le projet est désormais hébergé sur Kickstarter.org, un site permettant aux entrepreneurs et aux créatifs de lever des fonds afin de financer leurs idées, en proposant des objectifs, des délais, et d’éventuels retours sur investissement pour ceux qui les aident à financer leurs projets.
Dans le cas de Diaspora, ils sont quasiment arrivé à recueillir les 10.000$ nécessaires au développement du code, près d’un mois avant la limite qu’ils s’étaient fixés pour lever cette somme (après l’article publié hier sur l’édition US de RWW, il ne fait désormais plus aucun doute qu’ils y arriveront sans problème).
Un open source nouvelle génération
La prochaine étape sera de développer le code et de le mettre à disposition du public sous une licence open source aGPL, une variante de la licence GPL qui prend en compte le cas de figure des services en ligne construits sur la base d’un logiciel open source.
La licence GPL permet de mettre en place un service sur une base open source – comme une plateforme de blog Wordpress -, et d’effectuer des modifications sur le code sans avoir à le reverser à la communauté. C’est malheureusement une pratique courante, en parfaite contradiction avec l’esprit de l’open source, mais absolument légale. La licence aGPL, elle, prend en compte cette nouvelle donne du cloud computing, postérieure à l’invention de la licence GPL, et corrige cela pour éviter les multiples abus dont elle a été victime.
Qu’est ce qu’un réseau social décentralisé ?
Plutôt qu’un portail unique comme Facebook, Diaspora est un réseau distribué, où des ordinateurs distincts se connectent les uns aux autres directement, sans passer par un quelconque serveur central.
Une fois mis en place, le réseau pourrait agréger vos informations, y compris votre profil Facebook, si vous le désirez. Il pourrait également importer des tweets, des flux RSS, des photos, etc., à la façon d’un agrégateur social comme Friendfeed.
Il est prévu de permettre au système d’être étendu à l’aide de plugins, et ses possibilités pourront être ainsi augmentées pour s’adapter à des usages spécifiques ou en inventer de nouveaux.
Votre ordinateur, appelé un «seed» dans la terminologie de Diaspora, pourrait même intégrer le réseaux d’ordinateurs utilisant Diaspora en fonctionnant de façon particulière. Une photo mise en ligne sur Flickr, par exemple, pourrait automatiquement être Twittée en utilisant sa légende et en l’accompagnant d’un lien (ce qui remet en perspective le concept geek du Makebot à l’origine de Diaspora).
Je laisse imaginer les plus geeks ce que des tels systèmes promettent, pour demain, en terme de partage de contenus en pair à pair de confiance avec les plugins ad hoc.
Quand vous déclarez en ami un autre utilisateur, techniquement, c’est le «seed» auquel vous vous liez. Il n’y a pas de serveur centralisé qui gère ces connections comme c’est le cas sur Facebook, juste deux ordinateurs qui communiquent entre eux.
Deux «amis» peuvent ainsi partager leurs informations, leurs contenus, des média, ou n’importe quoi (pour peu que ce soit numérique) de façon privée et en utilisant un cryptage GPG.
La solution clé en main
Bien sûr, tout le monde n’a pas les compétences techniques nécessaires ni même l’envie de paramétrer son ordinateur pour le faire fonctionner en «seed», et les concepteurs de Diaspora comptent offrir une solution payante hébergée «clé en main», sur le modèle de Wordpress.com, la plateforme de blog.
Le logiciel Wordpress est lui aussi un open source que vous pouvez installer et configurer sur votre propre serveur (c’est lui qui fait tourner le blog que vous avez sous les yeux), mais si cette perspective vous effraie – techniquement parlant – vous pouvez opter pour la solution proposée par Wordpress.com qui s’occupe de tout l’aspect technique pour vous. Dispora proposerait un service similaire.
Si tout cela vous rappelle le projet Opera Unite, qui promettait en son temps de réinventer le web, c’est que les deux projets sont proches dans leurs philosophies respectives. Dans Opera Unite, les utilisateurs pouvaient partager leurs documents, leurs photos, leur musique et leurs vidéos, et faire tourner des sites web ou des chat rooms en connectant directement deux ordinateurs entre eux.
Ceci dit, dans la configuration de Unite, il était nécessaire de passer par des serveurs proxy gérés par Opera, ce qui posait un problème, en particulier quand ces serveurs sont tombés en carafe.
Diaspora peut-il devenir mainstream ?
Bien que cela sonne comme un rêve aux oreilles de tous les geeks qui pestent contre Facebook et sa vision Orwellienne, il ne va pas être évident du tout d’expliquer Diaspora à des utilisateurs qui peinent à publier un lien sur Facebook.
Réseau social distribué ? Un open source aGPL qui prend en compte les lacunes du GPL quand il est utilisé pour proposer un service en ligne ? WTF ?
Si le projet Diaspora prend vie, il reviendra aux évangélistes de l’open source et de l’internet distribué d’en faire une explication claire et limpide, afin de le rendre compréhensible et attractif auprès d’un grand nombre d’utilisateurs. Ce sera une condition indispensable à son succès.
Tirer à boulet rouge sur Facebook et sa politique changeante de vie privée est une bonne piste, mais il faudra la compléter par beaucoup de pédagogie, et probablement des usages innovants. La fonction de base d’un réseau social étant de partager, on imagine facilement les premières évolutions d’un tel système, d’autant qu’il utilise des communication cryptées que même le DPI ne pourra stopper.
Nous espérons de tout cœur voir Diaspora devenir une réalité, car ce serait enfin une alternative à la domination de Facebook, et aux multiples et fâcheuses conséquences que celle-ci aura sur l’internet tout entier (même s’il y a également des aspect très positifs, comme la probable mise en route à grande échelle du web sémantique).
Si vous voulez plus d’information sur le projet Diaspora, vous pouvez jeter un œil aux échanges très complets réalisés entre Luis Villa de Mozilla et l’équipe de Diapora ou écouter la présentation faite par l’équipe, dans laquelle tout geek se reconnaitra.
Cliquer ici pour voir la vidéo.

Hadopi c’est rien que des gros n00bs ! Je vous passe les épisodes sur le pare-feu OpenOffice Hadopi et le logo piraté et j’en viens au fait ! La Quadrature du Net qui n’a pas relâché ses efforts malgré l’approche imminente de la mise en exécution d’Hadopi a trouvé THE MAXI FAILLE dans la loi, qui risque de rendre celle-ci complètement kaput !
En effet, la loi comporte un décret qui permet aux stakhanovistes de la haute autorité de recouper les adresses IP trouvées sur les réseaux p2p avec les emails et les coordonnées personnelles des abonnés internet qui se trouvent (normalement) au bout de ces adresses ip.
Bien sûr, pour ce faire, cela nécessite la collaboration active des FAI qui communiqueront ces infos à Hadopi. Sauf que là où ça coince (et accrochez vous à votre fauteuil), c’est que l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) doit donner son accord pour que le décret soit validé. Ce n’est pas un caprice de diva, c’est comme ça, c’est dans la loi…
Sauf qu’en bon gros n00b qu’il est, notre gouvernement a omis ce petit détail.
Résultat : la loi Hadopi est caduque du fait de ce vice de forme.
FDN, le plus ancien FAI français, dont est à la tête Benjamin Bayart (que vous connaissez surement) demande donc (avec la Quadrature) que le Conseil d’Etat annule ce décret.
Autant dire que sans ce décret, Hadopi retourne à l’état de Golem sans vie…
Si le Conseil d’Etat fait bien son travail (c’est à dire : Respecte la LOI), il devrait donc annuler ce décret. Tout le boulot devra donc être refait et bien sûr cette fois, en demandant l’autorisation à l’ARCEP et à la CNIL. Donc à moins d’un gros tour de magie politicienne (comprenez « magouille »), Hadopi ça ne sera pas encore pour tout de suite !
Bravo à la Quadrature qui fait un boulot merveilleux et bravo à Benjamin Bayart qui n’a pas peur d’aller au front et assure un max. On peut tous leur dire merci !
Edit : Voici quelques petites précisions de Benjamin Bayart qui trouve que je me réjoui un peu trop vite
c’est tout moi, je suis d’un naturel optimiste
haha
Tu vas trop vite en besogne… À supposer que la requête que nous avons déposé devant le Conseil d’État soit recevable (on s’est pas trompé dans la forme, y’a les bons tampons aux bons endroits, etc), et que notre lecture du droit (ce décret pris en vertu du Code de la Propriété Intellectuelle s’appuie aussi sur le Code des Postes et Communications Électroniques, et donc doit être soumis à l’ARCEP en vertu de l’article L 36-5 d’icelui CPCE), et que donc au final le Conseil d’État nous donne raison, ce qui n’est pas fait, en supposant tout ça donc… le décret serait annulé.
Après? Bin, il faut refaire un décret, le faire lire à la CNIL (2-3 mois), le faire lire à l’ARCEP (2-3 mois aussi), le faire lire au Conseil d’État (un peu de temps), le signer, le publier. Bref, facile 6 mois de perdu. Et notre recours n’est pas suspensif.Par contre, le point amusant, c’est que si on a gain de cause, et que le décret est annulé, alors, a priori, toutes les décisions de l’HADOPI jusqu’à la v2 du décret sont caduques (puisque s’appuyant sur les effets d’un décret qui n’existe plus).
Donc, si on a gain de cause, on gagne le temps de la procédure devant le Conseil d’État, plus 6 mois ensuite pour refaire le décret.
Communiqué de Privacy France, organisateur des Big Brother Awards.

Paris, le 6 mai 2010 — Michèle Alliot-Marie, Eric Besson, Jean-François Copé, Christian Estrosi, Brice Hortefeux, Frédéric Mitterrand, Nadine Morano ou même Alex Türk… Le fichier H1N1 de Roselyne Bachelot, les fichiers sociaux d'Eric Woerth et Martin Hirsch, ceux de l'Education nationale, et puis Alcatel, les Caisses d'Epargne, Facebook, Google, les Pages Jaunes, la RATP… les Big Brother Awards France, qui fêtent cette année leurs 10 ans, ont croulé sous les propositions de candidatures. C'est pourquoi une nouvelle catégorie fait son apparition pour départager ministres et « exécuteurs », et plusieurs mentions spéciales viendront enrichir le palmarès.
La liste des prétendants aux prix Orwell, qui "récompensent" ceux qui s'illustrent en matière de promotion de la surveillance, d'atteintes à la vie privée, et aux libertés, est désormais publique. Celle des postulants au Prix Voltaire le seront dans les prochains jours...
La liste des membres du jury, qui devront départager les candidats, figurent ci-dessous :
Les membres du jury
Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature
Véronique Decker, directrice d'école, Collectif national de résistance à Base élèves
Gaëlle Krikorian, sociologue, membre d'Act Up Paris, de La Barbe, des Tumultueuses et Cette France-là
Agnes Mel, assistante sociale, Mouvement Antidélation
Francis Mizio, auteur, écrivain
Jean-Pierre Petit, Souriez vous êtes filmés
Maurice Rajsfus, fondateur de l'Observatoire des Libertés publiques (Que fait la police ?)
Sylvia Preuss-Laussinotte, juriste, Groupe d'information et de soutien aux immigrés (Gisti)
François Sauterey, Réseau associatif et syndical, Collectif Non a Edvige
Thomas Sauvadet, sociologue
Rappel : cette fois-ci le palmarès sera annoncé lors d'une conférence publique avant la cérémonie du 29 mai. Elle révèlera les noms des gagnants et se tiendra mercredi 12 mai, à 9h30, à La Cantine, dans le 2e arrondissement de Paris.
Le 29 mai, nous fêterons nos 10 ans à la Belle Etoile, le théâtre de la Compagnie Jolie Môme à St Denis, avec de 14 à 18h un BarCamp, après-midi de rencontres, d'échanges et d'ateliers informels sur le thème de la contre-surveillance et des modes d'actions visant à reconquérir et préserver nos identités numériques et nos droits d'individuEs libres. (Les Surveillés se rebiffent ! )
En fin d'après-midi, une rencontre avec des lauréats de notre "prix Voltaire" (qui récompensent ceux qui se battent pour la défense de nos libertés), suivi d'un concert de Joli Môme, et une cérémonie spéciale avec projections vidéos d'un "best of" des 10 ans des Big Brother Awards, l'intervention de deux représentants des nos alter ego en Suisse et en Allemagne, et d'autres surprises, dont la révélation du prix du public...
Grand fraternellement vôtre L'équipe des BBA France.
Liens utiles :
Le site des BBA : http://bigbrotherawards.eu.org
La liste des nominés de l'édition 2010
Les Surveillés se rebiffent
L'affiche officielle, réalisé par Cyril Cavalié (version haute définition pour impression format A3)
"Les surveillants surveillés", le livre des BBA à lire sur sur le site des Editions Zones : http://www.editions-zones.fr/spip.php ?article80 ou à acheter (13€) dans toutes les bonnes librairies en guise de soutien à notre action.
Les lieux ?
La Cantine, lieu collaboratif pour les acteurs numériques, 151 rue Montmartre, Passage des Panoramas - 12 Galerie Montmartre, 75002 Paris, M° Grands Boulevards.
La Belle Etoile, théâtre de la Compagnie Jolie Môme, 14 Allée Saint-Just, 93210 Saint-Denis (pas de panique, c'est à 5 minutes de Paris, juste derrière le boulevard périphérique !-)

Face.com vient de sortir son API gratuite ! La fonctionnalité de cette API est unique dans son genre. Elle est en effet capable de reconnaitre automatiquement les visages présents sur une photo. Il est ainsi possible de proposer dans n’importe quel site ou application, un système pour tagger les personnes sur une photo, de reconnaitre les visages ou encore d’insérer ces visages dans d’autres photos.
Un exemple simple avec CelebrityFindr, qui scanne automatiquement twitter à la recherche de noms de star et qui si il détecte une photo, la rajoute au site si celle-ci comporte le visage de la célébrité.

Une console de test est dispo ici et la doc et les exemples sont bien faits… a vous de jouer maintenant !
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