via Blog Fluide Glacial de Thiriet le 16/03/10
trobobobo

comme sibylline desmazières, perdez votre temps à écouter des conneries.
http://www.trololololololololololo.com

trolololo

via InternetActu.net de Hubert Guillaud le 16/03/10

La mobilité, c’est la liberté d’aller comme bon nous semble, croit-on souvent… Pas si sûr, vient de constater le professeur Albert-László Barabási et son équipe, qui ont étudié les déplacements de quelques 50 000 utilisateurs de téléphone mobiles.

“Nous sommes tous d’une manière ou d’une autre ennuyeux. Les individus spontanés sont largement absents de la population. Malgré de grandes différences dans les modèles de déplacements, nous avons trouvé que la plupart des gens sont également prévisibles”, reconnaît le professeur Barabasi, directeur du Centre de recherche sur les réseaux complexes au New Scientist. La prévisibilité, explique-t-il représente la probabilité que nous sachions prévoir les allées et venues d’un individu dans l’heure suivante, en se basant sur ses trajets précédents. Cette prévisibilité n’est pas liée à la distance parcourue : ceux qui font de grands voyages réguliers (les “jetsetters“) comme ceux qui restent à proximité de chez eux (les “homebodys“) sont également prévisibles, à quelque 93 %.

Exemples de modèles de prévisibilité de nos déplacements

Alors qu’on pourrait penser qu’il est plus difficile de prédire le mouvement de ceux qui voyagent beaucoup, l’étude (.pdf) a montré le contraire : malgré notre hétérogénéité dans nos déplacements, nos schémas de déplacements sont réguliers, routiniers et tous également prévisibles. Autre surprise, cette régularité et cette prévisibilité ne diffèrent pas significativement selon les catégories sociales ou la densité démographique : quel que soit notre âge, notre sexe, notre groupe linguistique, que nous habitions à la campagne ou en ville, notre manière de bouger est pour tous également prévisible !

“Les individus suivent tous un motif simple, indépendamment du temps et de la distance qu’ils parcourent, et ils ont une forte tendance à retourner aux endroits qu’ils ont visités auparavant”, explique le spécialiste des réseaux. Pas sûr que la routine soit pour autant enracinée dans la nature humaine, comme le laisse penser le chercheur : notre mode de vie sédentarisé nous contraint par exemple à revenir toujours à nos domiciles… Mais c’est en tout cas un bon exemple des multiples modèles que l’étude des réseaux permet de mettre à jour, comme il le détail dans son livre à paraître, intitulé Bursts (Eclats, sous-titré “les modèles cachés derrière tout ce que nous faisons”, Amazon).

BurstsbarabasiCe comportement prévisible permet d’entrevoir une large gamme d’applications dans le domaine de la modélisation des phénomènes épidémiques, la gestion des ressources en télécommunications, l’urbanisme ou l’ingénierie des trafics. D’autant que de nombreux modèles utilisés jusqu’à présent sont construits sur l’hypothèse que les gens se comportent de façon aléatoire… Nathan Eagle, directeur du Laboratoire de l’ingénierie des systèmes sociaux au MIT, qui travaille sur des sujets similaires – et a montré notamment que 85 % du temps, nous sommes localisés dans des endroits où nous avons nos habitudes -, semble plus optimiste, puisqu’il insiste sur la longue traîne de nos comportements (.pdf) : 15 % de notre temps est dévolu à des localisations variées qui nous prennent moins d’un pourcent de notre temps.

Nos routines permettent d’envisager de concevoir les villes et bâtiments afin qu’ils s’adaptent à la façon dont les gens se comportent vraiment, plutôt que de la façon dont les planificateurs pensent qu’ils se comportent. “Le principal impact de cet enseignement va être sur le monde en développement, notamment pour les villes qui ne disposent pas de planification urbaine traditionnelle”, estime-t-il.

Pas si sûr. L’étude des mobilités permet par exemple de montrer que le succès du vélo à Copenhague n’est pas un hasard dû seulement à une politique volontariste de la ville… Mais qu’il est lié à une répartition très homogène des équipements. Comme le signalait un dossier du Groupe Chronos sur le sujet, pour augmenter la part modale du vélo dans les déplacements, la ville de Copenhague a affiché que d’ici 2015 (.pdf), 90 % des habitants devaient se trouver à 15 minutes maxi à pied ou à vélo d’un parc, d’une piscine ou d’un espace naturel… Et pour optimiser encore l’emplacement de ces équipements, il va être encore plus nécessaire de comprendre les parcours des habitants qui dorment dans leurs téléphones mobiles.

via Delicious/tag/internetactu de hubertguillaud le 16/03/10

Sylvain Guéguen, consultant en webmarketing pour Akostic, tisse un intéressant comparatif entre l'indexation sociale et l'indexation algorithmique, montrant les avantages de chacune. Si les moteurs de recherches sont plus pertinent, les sites sociaux apportent un contenu plus frais et plus diversifié.

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via Les blogs du Diplo de Frédéric Lordon le 12/03/10
Regret que Marianne2 n'ait pas retenu le titre original proposé par Emmanuel Lévy : « La Bourse à la corbeille ! »… Emmanuel Lévy : Dans un long papier paru dans le Monde Diplomatique vous préconisez la fermeture de la Bourse. Est-ce vos options politiques de dangereux gauchiste désireux de couper des têtes, ou vos motivations s'inspirent-elles d'une argumentation compatible avec un monde capitaliste ? Les idéologues libéraux, qui ont l'amnésie intéressée, voudraient faire oublier cette période du (...) - La pompe à phynance / , , ,

via Delicious/tag/internetactu de hubertguillaud le 15/03/10

Que font les net artistes de Twitter ? se demande Marie Lechner pour Ecrans.fr... Ils tweetent bien sûr... Ils tweetent les frappes volées à un utilisateur sur son clavier ou connecté à une chaussure, ils tweetent des messages répétitifs... Ils s'amusent des fonctionnalités.

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via Les dernières actualités de Futura-Sciences de webmaster@futura-sciences.com (Futura-Sciences) le 12/03/10
La délocalisation de l'industrie s'accompagne d'une délocalisation des émissions de CO2. Deux chercheurs américains viennent de réattribuer à chaque pays la part des émissions dont il est responsable. Cette estimation chiffrée des responsabilités des pays développés pourrait influer sur les négociations internationales touchant à la lutte contre le changement climatique.
Le dioxyde de carbone relâché par la combustion des énergies fossiles est la principale cause du changement climatique. L'...

via La Blogothèque de Pierre le 14/03/10
Le texte qui suit traînait depuis quelques semaines sur mon PC, en attendant que je le relise une dernière fois avant publication. La mort de Ferrat hier matin lui donne une résonance que je n'avais pas prévue, mais il me semble qu'il fonctionne aussi comme hommage posthume, je vous le livre donc tel quel.

Mon souvenir originel de Jean Ferrat est une émission de télévision que Michel Drucker lui avait entièrement consacrée en 1991, sur TF1, à l'occasion de la sortie de son nouvel album, sobrement intitulé Jean Ferrat 91. C'est à cette occasion que j'avais enfin pu associer un visage au nom, et donc arrêter de le confondre avec Léo Ferré.

On entend encore régulièrement parler du panache de Dominique A, changeant les paroles du « Twenty-Two Bar » pour se moquer de la cérémonie des Victoires de la Musique à laquelle il était en train de participer. On cite moins souvent celui de Jean Ferrat évoquant « Un PAF obscène est à la Une » en prime-time sur une chaîne de télévision dont la privatisation était à l'époque encore récente. Sans doute parce qu'aujourd'hui, le temps de cerveau disponible que les spectateurs allouent avec enthousiasme et reconnaissance aux marchands de soupes, de voitures ou d'assurance-vie n'est plus un objet de débat politique.



Cette anecdote illustre parfaitement le problème qui se pose lorsqu'on écoute Jean Ferrat aujourd'hui. Une bonne moitié de ses chansons les plus connues sont ouvertement et explicitement politiques. Elles fleurent bon Mai 68, la révolution sexuelle, la décolonisation, la guerre d'Indochine, les illusions et les désillusions de l'idéal communiste, la guerre froide, l'exode rural et la création des premières cités de banlieues, etc... Vues de notre époque dépolitisée où toutes ces choses sont devenues, soit de lointains souvenirs, soit des faits établis, elles semblent datées, survivances incongrues d'une époque étrange où Jean d'Ormesson n'était pas une pomme fripée aux yeux pétillants vantant son dernier roman fantaisiste chez Pivot mais un chroniqueur farouchement colonialiste du Figaro, où une ouvrière d'usine à Créteil était encore le porte-drapeau d'un futur potentiellement radieux plutôt qu'une bonne cliente pour un télé-trottoir sur les ravages de la mondialisation et les problèmes d'intégration dans les cités-dortoirs.

Comment aimer un artiste qui revendique fièrement « Je ne chante pas pour passer le temps » à une époque où presque tout le monde écoute de la musique précisément pour passer le temps, pour se réfugier dans un monde déconnecté de la réalité ? Quand on attend avec impatience la sortie du nouveau MGMT, quand on débat avidement des mérites respectifs du nouveau Midlake et du nouveau Gorillaz, quand on pleure la mort de Mark Linkous, de Vic Chesnutt ou de Michael Jackson, on ne se demande plus si son supermarché Carrefour passera l'hiver, si les banquiers vont vraiment se redistribuer entre eux les milliards de dollars que les États leur ont donnés. Et après tout, pourquoi pas ? Qui dans le grand public comprend encore vraiment quelque chose à l'économie ou à la géopolitique ? Dans ces conditions, il semble raisonnable de se construire des centres d'intérêt à sa portée, dont on parvient à identifier les tenants et les aboutissants. Si les luttes politiques qui ont construit la deuxième moitié du XXème siècle n'ont pu produire d'autre alternative que « la jungle » ou « le zoo », si « La porte à droite » est la seule qui s'ouvre encore, à quoi bon lutter ? En quoi peut-on encore croire ?

Du coup, peut-être doit-on écouter Jean Ferrat aujourd'hui pour la musique. Pour l'accompagnement cinématique de Maria ou de Potemkine, pour les cordes et le clavecin goguenards de Une femme honnête, pour les textes d'Aragon, pour son mimétique hommage A Brassens, pour les mélodies de La Montagne ou de la Berceuse, et pour sa voix grave et veloutée, qui évoque le grand-père empli de sagesse qu'on n'a jamais eu ou qu'on voudrait encore avoir.



Et si, après avoir trouvé que ses textes militants au premier degré sont vraiment trop naïfs pour notre XXIème siècle postmoderne et avoir souri avec indulgence en entendant le sexagénaire qu'il était devenu pester "Ah la belle société" quand il décrit les années 80 et l'argent-roi, on découvre avec surprise que cette écoute de dandy dépolitisé ne peut empêcher un mot, une idée ou une tournure de phrase de nous faire poser un regard neuf sur la société actuelle et rêver d'un futur différent, même si ce n'est que pour deux ou trois minutes, c'est tout bénéfice.

via Le Monde.fr : à la Une le 11/03/10
Ces chercheurs auraient réussi à déterminer à quel événement spécifique passé des personnes pensaient en examinant l'activité de leur cerveau.

via Numerama.com - Magazine le 08/03/10

Le fichier Hadopi qui permettra à la Haute Autorité de croiser les relevés d'infractions au droit d'auteur et les données de connexions des fournisseurs d'accès à Internet vise spécifiquement l'utilisation des réseaux P2P. Le Conseil constitutionnel avait pourtant refusé la riposte graduée en 2006 lorsqu'elle se concentrait exclusivement sur ces réseaux pair à pair.

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