via Les dernières actualités de Futura-Sciences de webmaster@futura-sciences.com (Futura-Sciences) le 02/06/10
La pratique de l'acupuncture ne date pas d'hier, mais elle est souvent décriée par les scientifiques réfractaires aux médecines parallèles. Pourtant, une étude effectuée à l'université de Rochester à New York pourrait bien permettre d'expliquer d'un point de vue moléculaire les effets de cette thérapie ancestrale.
L'acupuncture, pratiquée par les médecins chinois depuis plus de 5.000 ans, consiste en l'implantation de petites aiguilles à des points précis du corps, censées soulager divers maux....

via InternetActu.net de Xavier de la Porte le 06/06/10

Xavier de la Porte, producteur de l’émission Place de la Toile sur France Culture, réalise chaque semaine une intéressante lecture d’un article de l’actualité dans le cadre de son émission. Désormais, vous la retrouverez toutes les semaines aussi sur InternetActu.net.

La lecture de la semaine, il s’agit d’un article du New York Times signé par Virginia Heffernan et intitulé “La mort du Web ouvert” (dont la traduction intégrale est depuis disponible sur l’excellent Framablog). Ce n’est pas tant pour sa thèse que cet article a retenu mon attention (une thèse intéressante, mais pas non plus follement originale) mais par la manière dont elle est formulée, une analogie assez frappante et féconde.

Le Web est une cité marchande qui grouille, commence la journaliste, qui s’est édifiée au petit bonheur la chance. Ses espaces publics sont noirs de monde et des signes de décrépitude urbaine abondent sous la forme de liens invalides et de projets abandonnés. Dans cette cité, logiciels malveillants et spams font désormais partie des conditions de vie dans beaucoup des quartiers, qui de ce fait ne sont ni sûrs et ni sains. Des voyous et des marchands ambulants errent dans les rues. Une population de voleurs, une cohue polyglotte, semble dominer les principaux sites.

newyorktimeheffernan

Or les gens qui trouvent que le Web est détestable, qu’il est sale et incivil, ont malgré tout été forcés d’y habiter. C’est là où il fallait aller pour trouver du travail, des ressources, des services, une vie sociale, et… l’avenir.

Mais aujourd’hui, avec l’achat d’un iPhone ou d’un iPad, il existe un moyen d’en sortir : il existe maintenant une banlieue bien propre, bien ordonnée, qui vous permet de profiter en partie des possibilités offertes par le web, sans devoir vous mélanger à la racaille. Cette banlieue, ce sont les scintillantes applications de l’Apple Store : de jolies maisons bien propres, à bonne distance du centre de la ville Web, nichées dans ce que la journaliste appelle du beau nom d’“Etats vierges des monts Apple”. Avec la migration des dissidents du Web ouvert vers les applications chères et fermées, nous assistons d’après Virginia Heffernan à une décentralisation urbaine, un équivalent en ligne de ce qui a été aux Etats-Unis un exil des populations aisées vers les banlieues résidentielles.

Pour la journaliste, les parallèles entre ce qui s’est passé dans des villes comme Chicago, Détroit et New York au cours du 20e siècle, et ce qui est en train de se passer sur Internet depuis l’introduction de l’Apple Store sont frappants. A l’instar des grandes villes modernes américaines, le Web s’est construit à parts égales sur l’opportunisme et l’idéalisme. Au cours des ans, nerds, étudiants, hors la loi, rebelles, mères de familles, fans, grenouilles de bénitier, managers, personnes âgées, starlettes, et présidents, tous ont fabriqué leur maison sur le Web. Malgré un consensus croissant sur les dangers du Web et l’importance qu’il y avait à s’en garder, étonnamment peu de jardins ont été entourés d’une clôture.

Mais, selon la journaliste, une sorte de discrimination financière virtuelle est aujourd’hui en marche. La “Webtropolis”, c’est l’expression de Virginia Heffernan, s’est stratifiée. Même si, comme beaucoup de monde, vous continuez à surfer sur le Web avec un ordinateur de bureau ou un laptop, vous avez forcément remarqué les murs du payant, les clubs sur invitation, les programmes à base de souscription et d’autres manières encore de créer différents niveaux d’accès. Tout cela donne l’impression d’entrer dans un lieu sûr : un lieu préservé non seulement des virus, de l’instabilité, des sons ou de lumières qu’on ne voudrait pas entendre ni voir, du porno inopiné, des liens sponsorisés, des publicités en pop-up, mais aussi du design brut, des commentateurs anonymes et obsessionnels, des voix et images excentriques qui rendent le Web toujours surprenant, stimulant et éclairant.

Quand un mur s’élève, le lieu dont vous devez payer le droit de visite, se doit, pour justifier le prix, d’être plus beau que ceux dont la visite est gratuite. Le slogan des développeurs de logiciels c’est a better expérience, offrir une “meilleure expérience”. Les logiciels cool méritent leur prix ; ils ont un service de concierge et autres menus avantages. Les espaces Web avec droits d’entrée ressemblent plus à des boutiques qu’à des bazars.

La conséquence la plus signifiante de ce développement est que beaucoup de gens sont sur le point de quitter complètement le Web ouvert. Comme c’est déjà le cas des 50 millions et quelques d’utilisateurs de l’iPhone et de l’iPad. En choisissant des machines qui viennent à la vie quand elles sont nourries d’applications venant de l’Apple store, les usagers des dispositifs mobiles d’Apple s’engagent dans une relation de plus en plus distante et antagoniste avec le Web. On sait qu’Apple examine de près chaque application et prélève 30 pour cent des ventes de chacune d’elles : les contenus gratuits et l’énergie débridée du Web ne rencontrent pas les standards raffinés établis par l’Apple Store. Ce qu’a dit autrement au Times Steven Johson, qui est spécialiste en technologies : “Il faut classer l’Apple Store parmi les plateformes qui, de toute l’histoire du web, ont offert les logiciels qui ont été sécurisés (”policed”) avec le plus grand soin”. Pourquoi ? Pour maintenir l’écart entre l’Apple Store et le Web bien sûr, et pour augmenter l’impression de valeur des offres du magasin. Tout est affaire d’impression après tout : beaucoup de ces applications sont au Web ce que l’eau en bouteille est au robinet : une manière nouvelle et inventive de décanter, d’empaqueter, et de valoriser ce qui sans cela aurait été gratuit.

Les applications miroitent comme des saphirs et des émeraudes pour les gens qui sont fatigués par l’absence de design des gros sites comme Yahoo, Google, Craiglist, eBay, Youtube ou Paypal. Ce miroitement a son prix. Même pour celui qui croit le plus dans le peuple, il y a quelque chose de régénérant dans le fait d’être à l’écart des publicités, des liens et des incitations qui vous rappellent constamment que le Web est une métropole surpeuplée et stressante, et que vous n’en êtes qu’un membre parmi d’autres. La certitude que vous n’allez pas être harcelé ou volé, cela aussi est précieux, selon Virginia Heffernan.

Je vois, conclut la journaliste, pourquoi les gens fuient les villes et je vois pourquoi ils fuient le web ouvert. Mais je pense aussi qu’un jour on le regrettera.

De fait, la thèse de ce texte n’est pas révolutionnaire. Nombreux sont ceux, dans la blogosphère en particulier, qui défendent l’idée que Apple est en train de parfaire une fragmentation du web, tout en jouant sur une image cool et geek qui est de plus en plus aux antipodes des objectifs de la marque.

La force du papier du New York Times, repose sur l’analogie. La comparaison avec les villes américaines et leur évolution est frappante. Même s’il est très spécifique au contexte urbain américain, l’abandon des centres-villes grouillants, mal famés, mais vivants pour des banlieues propres et sures est une image qui fonctionne très bien. Surtout qu’elle se double ici d’une dimension sociale rapidement évoquée, un embourgeoisement, le confort de la propriété privée et des rues tranquilles. Tout cela fonctionne très bien.
Ceci me ramène à une idée que j’avais déjà évoquée il y a quelques mois, l’idée de répertorier les analogies qui sont utilisées pour parler de l’internet et du web. Toutes ces métaphores dont on a besoin pour représenter ce qu’on a autant de mal à se représenter. Qui sont autant de signes sur notre difficulté à saisir la spécificité des réseaux, mais qui ont pour conséquence de construire un autre réseau, celui des images que prend le web dans la langue, et dans nos imaginaires.

Xavier de la Porte

L’émission du 4 juin 2010 était consacrée à l’art numérique avec pour invité David Guez. Une émission à réécouter en différé ou en podcast sur le site de Place de la Toile.

placedelatoile

Apple, open source, pdlt

via TEDTalks (video) le 27/04/10
Stephen Wolfram, creator of Mathematica, talks about his quest to make all knowledge computational -- able to be searched, processed and manipulated. His new search engine, Wolfram Alpha, has no lesser goal than to model and explain the physics underlying the universe.

via Numerama.com - Magazine le 03/06/10

C'est à croire que les vertus cathartiques des jeux vidéo ne fonctionnent pas sur tous les individus. En effet, The Smoking Gun rapporte dans son édition d'hier qu'un jeune Américain de 21 ans est accusé d'avoir tué violemment le chaton de sa petite amie. La raison ? L'animal a en quelque sorte mis fin à sa partie de jeu vidéo, en débranchant involontairement la console. En effet, la pauvre bête s'était tout simplement pris les pattes dans les câbles.

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via LinuxFr.org de tuiu pol le 03/06/10
Ce 31 mai est sortie la nouvelle version de Longene. Le projet Longene, ou plus communément appelé, Linux Unified Kernel (LUK), est un projet chinois dont le but est d'intégrer les mécanismes du noyau Windows dans le noyau Linux afin d'obtenir un système compatible avec les binaires et les pilotes Linux et Windows.
Longene est écrit en C et est publié sous les termes de la GPL v2.

Bien que le numéro de version soit peu élevé, le projet fêtera ses 5 ans en septembre de cette année et 9 versions sont déjà sorties. Longene utilise Wine comme base : les modules de Wine sont intégrés dans le noyau Linux. Une nouvelle version de Longene sort lorsque plusieurs modules ont été pu être portés. La nouvelle version stable est ensuite utilisée comme base pour la mise en œuvre des modules à venir. Les API Windows qui n'existent pas dans wine sont, eux, développés de zéro.

Pour les pilotes de périphériques, Longene utilise ndiswrapper. Des modifications sont apportées à ce dernier pour les fonctionnalités manquantes à Windows Driver Model en utilisant ReactOS comme référence.

L'équipe a publié des tests comparatifs entre Longene et Wine. Il s'agit de réaliser des actions basiques : utilisation d'un sémaphore, d'un mutex, lecture/écriture d'un fichier etc. Les résultats sembleraient démontrer un gain significatif en performance. Ceci s'expliquerait par la suppression de wineserver et l'optimisation réalisée au niveau de l'implémentation.


lien 1 : Les notes de version
lien 2 : Les tests
lien 3 : ReactOS

via Darknet - The Darkside de Darknet le 02/04/10
pwnat, pronounced “poe-nat”, is a tool that allows any number of clients behind NATs to communicate with a server behind a separate NAT with *no* port forwarding and *no* DMZ setup on any routers in order to directly communicate with each other. The server does not need to know anything about the clients trying to [...]

Read the full post at darknet.org.uk

via Korben de Korben le 31/05/10

Vous le savez, je suis fan de Benjamin Bayard ;-) . Lors de Pas Sage en Seine 2010, il a fait une jolie présentation expliquant comment monter son FAI associatif. L’avantage c’est que chaque adhérant devient du coup son propre FAI.

Et ce FAI, c’est vous qui décidez ce que vous en faites ! Pas de censure, pas de DPI, et une préservation de la neutralité de votre réseau…etc

Il faut donc monter une association, trouver une banque, se déclarer à l’ARCEP, faire un peu de config technique et avoir du TEMPS !

Je vous recommande vraiment de mater cette vidéo, c’est passionnant !

Alors, oui ça prend du temps, ça demande une bonne entente entre minimum 3 personnes motivées, ça exige un leader, et pour la plupart des challenges techniques, FDN (le FAI de Benjamin) est capable de vous aider .

D’autres vidéos de Pas Sage en Seine 2010 sont dispo ici.

Bon, y’en a qui sont chauds en Arverne ?

Merci à Vincent pour l’info !

[Photo]