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L'examen de la loi « Création et Internet » débutera au Sénat mercredi 29 octobre 2008.

Société 2.0 -
Le projet de loi Création et Internet prévoit que l'abonnement d'un internaute puisse être suspendu s'il n'a pas été sécurisé pour empêcher le piratage. La question de la preuve est centrale dans l'application du projet de loi, puisqu'elle suppose de prouver la négligence. Confronté au problème, la Commission des affaires culturelles du Sénat propose d'imposer un logiciel espion sur l'ensemble des ordinateurs de tous les internautes français.
Pour peu que l'on puisse admettre le bienfondé théorique de la riposte graduée, sa mise en oeuvre reste un véritable casse-tête au regard des droits civiques. Le projet de loi Création et Internet prévoit en effet d'avertir puis de sanctionner les internautes dont l'accès à Internet est utilisé pour télécharger ou mettre à disposition sans autorisation des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Dans l'esprit du gouvernement, le texte doit inciter les internautes à protéger leur accès pour empêcher le piratage. C'est d'ailleurs le défaut de surveillance et de protection qui est condamné, et non pas l'acte de piratage en tant que tel. Dès lors, le projet de loi prévoit trois cas d'exonération de responsabilité : Mais pour actionner le premier cas d'exonération, encore faut-il pouvoir prouver que l'on avait bien protégé son accès à Internet si l'on est condamné à tort par la Haute Autorité chargée de mettre en oeuvre la riposte graduée, l'Hadopi. Questionné sur ce point, le ministère de la Culture avait dans un premier temps réagi en indiquant qu'il serait possible de fournir son disque dur comme preuve de bonne foi à la Haute Autorité. S'il n'y avait pas trace des fichiers contrefaits, alors l'internaute serait blanchi. L'idée était évidemment absurde, puisqu'il est très simple de substituer un disque dur par un autre, ou d'effacer les traces. Elle posait aussi son lot de problèmes pratiques et de respect de la vie privée. Cette proposition a été rapidement enterrée, mais le problème de la preuve de la bonne foi reste entier. "Certaines licences d’utilisation de ces logiciels (de sécurisation) prévoient un dialogue à distance automatique et régulier entre le logiciel et le serveur de l’éditeur, pour vérifier l’état des mises à jour. Cela comprend l’envoi, par l’ordinateur de l’utilisateur, de données précisant son identifiant et son état de fonctionnement", écrit le rapporteur. "Dans le cas présent, le serveur de l’éditeur du logiciel vérifierait, à chaque connexion, que les dernières mises à jour ont été installées. Les informations recueillies, conservées douze mois, attesteraient de l’activité du logiciel. Le titulaire de l’accès invoquant la cause d’exonération pourrait ainsi, dans l’hypothèse où l’HADOPI lui adresserait une demande de justificatifs, produire le fichier de « logs » qu’il aurait alors demandé à l’éditeur de son logiciel." Si l'internaute refuse une mise à jour ou choisit de désactiver l'outil de surveillance, il devra d'abord suivre "une étape dans le processus de désactivation où il serait demandé à l’utilisateur de certifier qu’il a bien pris connaissance des risques encourus en cas de désactivation". C'est alors un dilème du prisonnier pour le Parlement. Soit il refuse les amendements proposés par la Commission des affaires culturelles et il supprime toute possibilité de prouver sa bonne foi (ou de la contester), soit il les accepte et il institutionnalise la mise en place d'un spyware chez tous les citoyens français, ce qui serait sans doute contraire à la Constitution. Reste une troisième voie possible : rejeter purement et simplement le projet de loi.
La Commission des affaires culturelles du Sénat s'est donc saisie de la question. La rapporteur Michel Thiollière propose par une série d'amendements du Sénat que les logiciels de sécurisation de l'accès à Internet soient d'abord agréés par l'Hadopi. Si l'internaute utilise un moyen non agréé, il n'est pas protégé par le cas d'exonération. Or l'un des critères d'obtention de l'agrément serait que puisse être établi une communication régulière entre l'internaute et l'éditeur du logiciel de sécurisation, pour savoir si le système est activé ou non. Les données d'activation ou de désactivation seraient alors conservées pendant 12 mois.
Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
Le projet “génomique personnelle” (Personal Genome Project, ou “PGP”) du généticien George Church (que nous avions déjà évoqué) est l’un des plus radicaux de ces dernières années : son but est de collecter et mettre en ligne non seulement le génome, mais l’ensemble des données physiologiques de 100 000 volontaires afin de faciliter la recherche dans le domaine. Pour le linguiste Steven Pinker, auteur de L’instinct du langage, qui, comme on le verra, est personnellement engagé dans ce mouvement, il s’agirait d’un projet de “crowdsourcing”, une entreprise collaborative du même ordre que la Wikipédia.
Le PGP est passé à la vitesse supérieure en recrutant un certain nombre de célébrités qui ont accepté de rendre prochainement public le contenu de leur ADN. Certes, ce n’est pas encore Paris Hilton ou Lindsay Lohan, mais des personnalités plutôt en vue du monde des sciences et des technologies. Parmi les 10 membres de ce club des “PGP-10″, on trouve bien sûr Georges Church et Steven Pinker, mais aussi l’inévitable Esther Dyson, et d’autres sommités de la génétique, moins connus du grand public, mais importants dans leur domaine.
Le fait que ces dix premiers volontaires soient des spécialistes de ce champ d’investigation n’est pas simplement dû au fait que seuls ceux-ci s’avèrent susceptibles de s’intéresser à cette expérience (quoique …). C’était en fait une des exigences de George Church, nous explique la célèbre journaliste scientifique Amy Harmon dans l’International Herald Tribune. En effet, Church a insisté pour que ces pionniers possèdent tous un niveau de connaissance en génétique équivalent à celui d’un mastère. Inutile de se voiler la face : malgré son enthousiasme quelque peu prosélyte, Church n’ignore pas les risques que prennent ces personnes en publiant l’ensemble de leurs informations physiologique, tant sur les plans personnels que professionnels. Il veut être assuré que les volontaires savent à quoi ils s’attendent. Mais, toujours selon Harmon : “le projet s’est attiré les critiques de scientifiques et de bioéthiciens selon lesquelles même des volontaires très bien éduqués ne peuvent envisager les risques psychologiques et pratiques liés à la divulgation d’informations qui ont toujours été considérées comme essentiellement privées.”
Même James Watson, le co-découvreur de la structure de l’ADN qui fut le premier, avec Craig Venter, à publier son génome, prévient : “J’ai diffusé le mien parce que j’ai 80 ans. Révéler le génome de jeunes personnes pourrait les blesser, ne serait ce qu’à cause du nombre d’erreurs possibles. Nous n’en savons pas assez pour fournir de bonnes interprétations.”
De fait, les membres du PGP-10 pourront revenir jusqu’à la dernière minute sur leur engagement. Steven Pinker, par exemple, pourrait reconsidérer sa décision s’il découvre qu’il possède un risque significatif d’avoir la maladie d’Alzheimer, dont sa grand-mère fut atteinte. Un autre volontaire, John Halamka, a préféré avoir une conversation sérieuse avec sa fille de 15 ans, en lui rappelant que la moitié de ses gènes venaient de lui, et que par conséquent, mettre ses données à la portée du public révélait aussi potentiellement quelque chose sur elle.
Le “projet génome personnel” est donc largement une expérience sociale autant que médicale. Selon Amy Harmon, les participants font d’ailleurs la promesse de rendre public, encore une fois, tous les ennuis et inconvénients que cette opération pourra éventuellement leur apporter…
biotechnologiesIl faut savoir être un peu lourd, un peu insistant, la récompense est quelquefois largement à la hauteur de l'embarras...
Nous étions arrivés place de la Bourse vers 22h30, avec le groupe Get Well Soon au complet. Nous avions fait du bruit sur la place vide, dansé avec un écailler, goûté des huîtres, filmé une poignée de belles chansons (en ligne bientôt). C'était le premier Concert à emporter filmé par Colin, nous avions déjà tourné une heure, mais une rumeur nous poussait à continuer.
Bloc Party avait fait son concert surprise au Nouveau Casino le même soir, et les gars du label nous avaient dit qu'ils iraient probablement boire des verres au Truskel après coup. Get Well Soon devait retrouver leur équipe là bas, nous les y avons conduit, et leur avons demandé de jouer un morceau devant le bar.
Pendant que les Allemands jouaient, Kele Okereke est sorti. Il s'est posé à côté de moi, m'a demandé qui jouait ce qu'ils faisaient. Lorsque je lui ai expliqué qu'ils faisaient un Concert à emporter, il a eu un timide 'Oh great, that's good'. Je lui ai alors tapé sur l'épaule, en sortant une connerie du style 'ça tombe bien, après c'est ton tour'.
On nous avait prévenus que ce ne serait pas facile. Il y a un an, déjà, nous avions essayé d'en organiser un, à Londres, avec l'appui de JD Beauvallet, mais rien n'avait pu les convaincre : ils ne jouent jamais en acoustique, ce sont de grands timides, c'est impossible. Alors ce 14 octobre, on a donné à fond.
Et on était aidés. Mathieu, de Coop, était bourré et joyeux. Les deux managers du groupe étaient bourrés et joyeux. Nous étions bourrés et joyeux, et c'est ainsi que Kele s'est retrouvé plaqué contre un mur, pressé par une dizaine de personnes enthousiastes à jouer un morceau.
Réal : Colin Solal Cardo
Tourné à Paris
(Nous avons fait une version sous titrée, disponible ici)
Nous avons coupé au montage, car cela a pris 25 bonnes minutes. Le temps de l'empêcher de s'enfuir, d'aller chercher Russel, de savoir quelle chanson faire. Quand Kele a fini par chanter, Colin était collé à lui, et c'était comme si ce grand black timide se jetait d'un plongeoir trop haut pour lui... Il nous a pris de court. Tout le monde est resté coi. Il n'y a rien à rajouter. Ce furent cinq minutes d'une sincérité rare, deux artistes qui se jettent sans filet, sans trop savoir pourquoi. Merci à eux d'avoir su prendre ce risque.
Un habitant du sud de Londres doit faire face à la possibilité de passer le reste de sa vie en zonzon après avoir assassiné sa femme qui a commis l’irréparable erreur de changer le statut de sa relation sur Facebook en “célibataire”.
Wayne Forrester, 34 ans, s’est apparemment senti émotionnellement blessé après avoir constaté que sa femme Emma avait changé son statut de profil en “célibataire” et précisé qu’elle était ouverte aux rencontres.
W. Forrester a pensé qu’Emma s’envoyait ouvertement en l’air après 15 ans d’une relation décrite par la Cour comme “un marriage volage”.
Bien chargé, W. Forrester est rentré un soir pour entâmer pendant son sommeil sa chère et tendre au couteau de cuisine.
Le jury a pu constater que Forrester n’avait pas le profil vraiment social lorsqu’il empoignait sa femme par la crinière pour la rouer de coups de couteaux, comme il l’a décrit au tribunal.
Après avoir été réveillés par des cris les voisins ont appelé la police qui a trouvé Wayne Forrester prostré sur les marches de sa maison et couvert de sang.
La Cour a entendu que, la veille de l’assassinat d’Emma, Wayne a appelé ses parents pour se plaindre du changement de statut constaté sur la page Facebook de sa femme. “J’aimais Emma et je me suis senti totalement ravagé et humilié par ce qu’elle m’avait fait.”
Wayne Forrester a choisi de plaider coupable de meurtre pour subir une sentence minimale de 14 ans de prison ferme.
L’Inq
BBC
Traduction et adaptation d’un article de Sylvie Barak pour INQ.







