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Paris, le 5 octobre 2009 - Le projet de loi "Jeux en ligne" sera examiné à l'Assemblée le 7 octobre. Il impose le filtrage administratif du Net, au nom de la protection des joueurs. Ce prétexte ne saurait masquer une dérive sécuritaire inquiétante, dans la droite ligne de l'HADOPI et des prises de position du gouvernement et de la majorité contre un Internet bouc-émissaire. Les citoyens doivent s'élever contre le filtrage du Net, qui enfreint le principe de neutralité du réseau1 et laisse la porte ouverte à toutes les dérives.
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Le projet de loi "Jeux en ligne"2 visant à réguler les jeux d'argent et de hasard en ligne sera examiné à l'Assemblée du 7 au 9 octobre. Ce projet de loi semble taillé sur mesure pour les grands groupes de casinotiers très en cour auprès du président Sarkozy. Cela n'est cependant pas le plus choquant. À l'article 50, une disposition3 permet à une nouvelle autorité administrative, l'ARJEL, d'imposer le filtrage des sites Internet ne respectant pas un strict cahier des charges.
Or, si le filtrage des sites est parfaitement inefficace4, et que les utilisateurs motivés pourront toujours le contourner5, il est aussi extrêmement dangereux pour de multiples raisons :
- Le filtrage du Net comporte un grand risque de bloquer d'autres sites que ceux visés (ce qu'on appelle le surblocage, et qui survient notamment lorsqu'on bloque l'accès au site par son adresse IP, sur laquelle des dizaines d'autres sites peuvent être présents), ce qui causerait potentiellement de lourds préjudices (site de commerce, d'information, etc.) qui devraient in fine être assumés par la collectivité.
- Cette loi oblige les fournisseurs d'accès à mettre en place l'infrastructure de filtrage des contenus sur le Net. Le motif (jeux en ligne) pourra par la suite être élargi, ouvrant la porte à des dérives portant atteinte à la liberté d'expression, faisant ainsi peser un risque de censure du Net.
- Le filtrage est ordonné par une autorité administrative, l'ARJEL. Or, le Conseil Constitutionnel a déclaré, dans sa décision du 10 Juin 2009 sur la loi HADOPI qu'Internet étant aujourd'hui essentiel pour mettre en œuvre la liberté fondamentale d'expression et de communication, seul un juge peut en restreindre l'accès.
- Il existe des solutions efficaces pour lutter contre les opérateurs illégaux de services en ligne : blocage des flux financiers et pressions sur les intermédiaires6, labellisation contraignante assortie de campagne d'information et de responsabilisation, attractivité de la fiscalité applicable aux sites de jeux d’argent agréés, etc.
« L'imposition d'un filtrage administratif du Net, à la va-vite et au détour d'une loi sur le jeu en ligne n'est qu'un prétexte. Alors que "l'affaire Hortefeux" a démontré les réelles intentions du gouvernement et de l'UMP de censurer le Net, ce texte est une inquiétante dérive sécuritaire dans la droite ligne de l'HADOPI. Les citoyens ne doivent pas laisser Internet être sacrifié comme bouc-émissaire de la politique absolutiste de Nicolas Sarkozy », s'indigne Jérémie Zimmermann, porte parole de La Quadrature du Net.
L'initiative citoyenne appelle ses soutiens à contacter leurs élus7 à l'aide d'un formulaire prévu à cet effet8, afin de les informer sur les risques de dérives du filtrage du Net et les inciter à voter les amendements déposés par leur collègue Lionel Tardy.
- 1. Voir notre dossier sur la neutralité du Net : http://www.laquadrature.net/fr/neutralite_du_Net
- 2. Voir le dossier législatif sur le site de l'Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/jeux_argent.asp
- 3. « .../...À l’issue de ce délai, en cas d’inexécution par l’opérateur intéressé de l’injonction de cesser son activité d’offre de paris, jeux d’argent et de hasard, l’Autorité de régulation des jeux en ligne peut, dans les conditions fixées par les articles 33 et 36, ordonner l’arrêt de l’accès à ce service aux personnes mentionnées au 2 du I et, le cas échéant, au 1 du I de l’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique. »
- 4. Voir à ce sujet une note de La Quadrature sur l'inefficacité et la dangerosité des différents types de filtrages existants: http://www.laquadrature.net/fr/principe-interets-limites-et-risques-du-f...
- 5. Le contournement du filtrage est souvent très facile: en 2 clics pour un filtrage de type DNS, en ouvrant une connection de type de VPN ou en passant par un serveur proxy pour les plus coûteux et les plus élaborés.
- 6. Sites affiliés et éditeurs de solutions techniques, jouant pourtant un rôle clé dans ces filières, ne semblent pas inquiétés par cette loi.
- 7. Une page de campagne dédiée a été ouverte à : http://www.laquadrature.net/wiki/Loi_jeux-en-ligne_Filtrage
- 8. Le formulaire est disponible sur http://www.laquadrature.net/fr/contacter-les-deputes

Google entame une nouvelle phase de développement pour son navigateur Google Chrome. En effet, ces derniers viennent d’implémenter dans la dernier version de Google Chrome, une technologie de Native Client (NaCl) qui permettra aux développeurs d’applications web d’écrire du code qui sera exécuté directement par le processeur de la machine (et non plus par une machine javascript ou autre intermédiaire qui est forcement plus lent.)
Vous l’aurez compris, l’ambition de Google est de rentre « internet » encore plus rapide et de transformer progressivement les sites web en véritables applications. On risque donc de voir pas mal d’innovations prochainement en terme de web app comme Google Docs…
Je suis assez émerveillé par la capacité d’innovation de Google mais je vois 2 problèmes avec cette technologie… Déjà en ce qui concerne les failles de sécurité potentielles, si un programme web communique directement avec le processeur, en cas de bug ou de routine malveillante, c’est un peu plus que votre navigateur qui risque de planter.
Ensuite au niveau « technologie propriétaire ». Je ne sais pas quelle licence ils vont donner à leur Native Client, mais si Firefox ou Internet Explorer (et les autres) ne peuvent pas l’exploiter, on va se retrouver avec un truc un peu à la ActiveX, excluant un bon paquets d’internautes des sites qui necessitent le Native Client.
Bref, j’attends de voir avant de hurler « c’est génial » même si ça en a tout l’air…
[Source]
Roger vit à Stockholm, en 2024. A cette époque, un métro relie toute l'Europe via un réseau gigantesque. Lorsque Roger entre dans ce réseau, il entend la voix d'un étranger dans sa tête. Roger fait appel à une jeune mannequin, Nina, pour l'aider a échapper à ce qu'il pense être une machination.
Voilà le pitch rapide de Metropia, long métrage suédois d'animation de Tarik Saleh...
Voici la bande annonce :
Et un premier extrait :
A première vue, le film devrait séduire les amateurs de science fiction. On retrouve là des références célèbres, depuis le titre lui-même (mélange de Metropolis et d'Utopia ?) jusqu'à l'ambiance glauque et paranoïde qui fait penser à l'oeuvre majeure du genre, j'ai bien sûr nommé 1984.
Mais ce qui d'entrée différencie Metropia est un style graphique et d'animation atypique, très sombre, quasiment en noir et blanc, mélange d'images réelles et de synthèse. L'animation des personnages n'est pas sans rappeler, dans un autre genre, le style caractéristique des Têtes à Claques.
Un ensemble d'ingrédients qui en font un film prometteur. Sa sortie est prévue le 27 novembre en suède. Je n'ai par contre pas trouvé d'info sur une éventuelle sortie en France.
A lire egalement : la critique de DVDrama.
(Via Feature-animation)
Aussi étonnant que cela puisse paraître, la couverture du prochain numéro de Playboy laissera apparaître Marge Simpson dans son plus simple appareil. En plus de ça, elle aura visiblement droit à quelques photos dénudées de sa personne au sein du canard, en plus de la traditionnelle interview. Sacré coup de buzz pour la famille jaune…

via yahoo
Partager :Tags:Marge Simpson, Playboy, Sur le web, The Simpsons
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Des chercheurs européens travaillent depuis longtemps sur des systèmes qui permettent à des applications internet de se réparer toutes seules. Le projet Selfman a pour objectif de fournir ce type de solution aux applications confrontées aux problèmes inhérents aux projet de grande envergure. D’après Peter Van Roy, le coordinateur du projet, « le défi majeur lorsqu’on crée de grosses applications est de faire en sorte qu’elles continuent à fonctionner sans avoir à les faire évoluer en permanence. Nous voulions rendre les grosses applications simples, pour que les problèmes de maintenance classiques soient gérés par le système lui-même. Cela va permettre à Interner de passer à la vitesse supérieure ».
Effectivement, il a raison.






