Liste de partage de Grorico
« Le web 2.0 est-il en train de modifier notre manière de nous présenter en public ? Que montrons-nous de nous sur Facebook, Skyblog, Myspace, Linkedin ou Meetic ? Le succès de ces nouveaux sites relationnels est-il en train d’affecter la manière dont nous exhibons ou nous cachons certains traits de notre identité ? ».
C’est ainsi que se présente, sous forme d’un Serious Game inédit, une enquête sociologique très sérieuse lancée par Faber Novel, la Fing et Orange Labs.
Ce « jeu sérieux » anonyme a pour objectif de révéler votre « personnalité 2.0 » en choisissant les photos que vous seriez prêt(e) à rendre publiques ou pas sur le web, et les critères qui vont faire que vous aller vous découvrir de nouveaux ami(e)s… ou pas. Les résultats seront rendus publics lors de Le Web 08 et à La Cantine.
Pour y avoir participé à titre personnel, je trouve le principe réellement novateur : une mise en forme interactive et flatteuse développée par la société SpinMedias, très en adéquation avec la cible technophile à qui s’adresse en premier (mais pas exclusivement) cette étude.
Premières tendances de résultats
Dominique Cardon, sociologue d’Orange Labs qui pilote cette étude, nous a dévoilé les premières tendances de 8000 réponses brutes qui ont été données :
- une très grande qualité des réponses (réponses professionnelles détaillées, liste très précise des appartenances à différents réseaux sociaux) ;
- une très grande cohérence interne des réponses sur le choix des photos ;
- l’échantillon est assez diversifié dans sa composition en raison du nombre impressionnant de répondants (plus de 9000 à ce jour). Cependant, en volume, il est extrêmement concentré sur une population de jeunes passionnés d’informatique très fortement utilisateurs de réseaux sociaux.
On compte à ce jour :
74% d’hommes
54% de 20-29 ans
1% extrême-droite, 15% à droite, 28% au centre, 37% gauche, 9% extrême-gauche (10% de sans réponse)
12% issus des grandes écoles, 37% de bac+4
Par ailleurs, comme le confirme une première analyse des professions, les répondants à l’enquête constituent un très riche échantillonnage des technophiles français. Cette homogénéité sociale facilite l’interprétation des résultats. Mais, évidement, il serait aussi très intéressant de faire circuler le jeu vers d’autres publics pour enrichir l’analyse en confrontant ce premier public à d’autres.
L’étude est toujours en ligne, n’hésitez pas à y participer; il vous sera possible de récupérer votre profil sous forme de matrice et de description détaillée, sans oublier votre pourcentage de personnalité web 2.0.
A lire sur le même thème :
- Les vainqueurs dans la catégorie réseaux sociaux sur mobile sont…
- 93% des américain aimeraient voir les entreprises présentes sur les sites sociaux

La question peut paraître quelque peu incongrue, mais ils sont au moins 13 chez Virgin Atlantic à avoir trouvé une recette imparable : en postant des « remarques totalement inopportunes » voire « insultantes » sur Facebook.
Ces membres du personnel navigant de Virgin Atlantic ont visiblement poussé le bouchon un peu trop loin en diffusant, à l'occasion de discussion tenues sur le réseau social, des informations selon lesquelles les appareils de la compagnie aérienne étaient remplis de cafards, et en insultant les passagers.
Pour la compagnie du milliardaire Richard Branson, les bornes ont été franchies. « Il y a un moment et un lieu pour Facebook. Mais on ne peut justifier que le site soit utilisé par le personnel de toute compagnie pour critiquer les passagers, qui en dernier ressort, paie leurs salaires ».
Une position, citée par l'AFP, qui a au moins le mérite de la franchise. Rien n'est dit sur le bien-fondé ou non des faits dénoncés par les futurs ex-employés de Virgin Atlantic, mais une chose semble sûre : il n'est pas bon de se risquer à la critique professionnelle sur Facebook.
Le réseau social qui affiche aujourd'hui plus de 110 millions d'utilisateurs est d'ailleurs souvent perçu par les entreprises comme un mal, pas forcément nécessaire, et en tout cas nuisible à la productivité des employés.
A tort, vient fort opportunément rappeler une étude du cabinet britannique Demos, à l'opposé des idées reçues, voire convenues, les réseaux sociaux comme Bebo, MySpace mais surtout Facebook, ne nuiraient pas à ladite productivité mais contribueraient au contraire à renforcer les liens entre collègues. Un état de fait que les salariés de Virgin Atlantic semblent d'ailleurs avoir pris au pied de la lettre.
« Interdire Facebook c'est aller à l'encontre d'un nouveau mode de communication voulu par les collaborateurs, a expliqué à la BBC Peter Bradwell du cabinet Demos. En revanche utiliser ces technologies pour garder le contact avec d'anciens collègues et avec des clients potentiels, peut contribuer à améliorer la productivité, l'innovation, et à favoriser l'émergence d'un environnement de travail plus démocratique », a-t-il ajouté.
De manière plus prosaïque, la fréquentation assidue de réseaux sociaux comme Facebook peut également servir à garder un oeil, voire à surveiller la vie personnelle (sinon privée) de leurs collaborateurs.
Quoiqu'il en soit, les auteurs de l'étude Demos préconisent la mise en place de règles claires d'utilisation de ce type d'outils Web en milieu professionnel. Il faut, par exemple, pour le chef d'entreprise, ne pas craindre de dire à l'un de ses salariés qu'il passe beaucoup trop de temps à flâner en ligne et qu'il devrait plutôt se consacrer à ce qui motive sa présence sur le lieu de travail.
(Source: 01net.com)




