via Le Monde.fr : à la Une le 17/01/11
Le Tribunal spécial pour le Liban doit remettre son acte d'accusation, lundi.

via BUG BROTHER de jean marc manach le 11/01/11

MaJ, 19h : rajout du lien vers le billet d’Authueil, et la mention des autres amendements du gouvernement.

Le logo de la CNILLe gouvernement voudrait “préciser le statut du président de la CNIL“, et a déposé 8 amendements (.pdf) afin de modifier la loi informatique et libertés, au projet de loi sur le Défenseur des droits, qui sera discuté à compter de ce mardi 11 janvier à l’Assemblée.

Plusieurs d’entre-eux visent à empêcher le président de la CNIL et ses vice-présidents de pouvoir participer à la prise de décision des sanctions que l’autorité indépendante est habilitée, depuis 2004, à délivrer. Un autre amendement, visant explicitement le président de la CNIL, propose de “transformer cette fonction en emploi public” :

Compte tenu de la charge qu’elle représente, la personne qui en est titulaire ne peut que s’y consacrer pleinement.

Ceci suppose l’incompatibilité de cette fonction avec tout mandat électif national, toute activité professionnelle, et toute détention d’intérêts dans une entreprise du secteur des communications électroniques ou de l’informatique.

Pour Authueil, pseudonyme d’un blogueur et assistant parlementaire très au fait des liens entre informatique et libertés qui, le premier, a signalé l’information sur Twitter, avant d’y consacrer un billet sur son blog, le message envoyé par ce “magnifique cavalier parlementaire” est des plus clairs :

Le gouvernement veut virer Turk de la présidence de la CNIL

Porsche 918 RSR : un monstre de puissance inertiellePorsche a dévoilé au Salon de Détroit 2011, la Porsche 918 RSR, un nouveau bolide haut de gamme doté d'un gabarit de taille moyenne et capable de stocker de l'énergie cinétique.

En effet, une puissance supplémentaire est obtenue pendant le freinage et stockée dans une unité de stockage cinétique. Dans la 918 RSR, le système de volant d'inertie situé sur le côté passager (voir la photo ci-dessous) possède un rotor capable de tourner jusqu'à 36 000 tours par minute dans le but d'accumuler de l'énergie.[BRK1]

Lorsque l'unité de stockage d'énergie cinétique est rechargée, le conducteur a la possibilité d'appuyer sur un bouton afin de "libérer" cette énergie et de provoquer une accélération immédiate.

Le moteur V8 à injection directe de la 918 RSR issu du développement de la voiture de Sport RS Spyder, évolue à 10 300 t/min.

Porsche 918 RSR : un monstre de puissance inertielle

Les moteurs électriques fixés sur chacune des 2 roues avant fournissent 204 CV de puissance en plus, et offrent une performance cumulée de 767 chevaux.

Porsche 918 RSR : un monstre de puissance inertielle

Porsche 918 RSR : un monstre de puissance inertielle

[BRK2]



via InternetActu.net de Hubert Guillaud le 06/01/11

Geoffrey West (Wikipédia) est physicien et travaille depuis quelques années sur le thème de la ville à l’Institut de Santa Fé, un Institut de recherche dédié à l’étude des systèmes complexes, rapporte le New York Times dans un étonnant article sur ses recherches, signé Jonah Lehrer. L’objectif de West : découvrir les lois cachées qui régissent l’organisation urbaine.

A l’heure où la majorité de la population mondiale vit en ville et où cette urbanisation ne cesse de s’accélérer, nous ne savons pas grand-chose du rôle des villes, rappelle le journaliste scientifique Jonah Lehrer. Certes, les économistes ont bien mis l’accent sur le rôle des villes dans le produit intérieur brut ou l’amélioration du niveau de vie, tandis que les psychologues ont étudié l’impact de la vie urbaine sur la mémoire à court terme et sur notre capacité à l’auto-contrôle… Mais force est de reconnaître que la théorie urbaine ressemble à un domaine sans principes ni règles. Un peu à l’image des architectes que dénonce l’architecte Rem Koolhaas, tellement obsédés par la forme de leurs oeuvres qu’ils en oublient les espaces vitaux entre les bâtiments.

Pourtant, comprendre comment une ville fonctionne, grossit, se développe ou entre en récession est on ne peut plus primordial, comme le souligne la création en 2009 par le président Obama d’un bureau des affaires urbaines à la Maison Blanche, dont l’objectif n’est pas moins d’élaborer un “agenda politique pour l’Amérique urbaine”…

LaPlata
Image : La ville de la Plata, vue du ciel, ressemble à un processeur d’ordinateur, via Wikimedia Commons.

Dans un premier temps West, aidé de Luis Bettencourt, un autre physicien de l’Institut de Santa Fe, a commencé par accumuler de volumineuses données statistiques sur les villes. Après plusieurs années d’analyses, West et Bettencourt ont découvert que la plupart des variables urbaines pouvaient être décrites par quelques équations, comme ils l’ont expliqué dans un article publié par la revue PlosOne. Ainsi, s’ils connaissent la population d’une métropole d’un pays donné, ils peuvent estimer, par exemple, son revenu moyen ou les dimensions de son réseau d’égouts.

Vers une théorie prédictive des villes ?

Pouvons-nous utiliser les mathématiques pour élaborer une théorie sérieuse de l’organisation sociale, comme on l’a fait en biologie ? C’est justement en s’inspirant de la biologie que Geoffrey West en est arrivé à réfléchir aux structures urbaines.

West s’est inspiré des travaux de Max Kleiber sur le métabolisme et la masse des animaux, démontrant que de grandes espèces ont besoin de moins d’énergie que les plus petites – alors qu’un éléphant est 10 000 fois plus gros qu’un cochon d’Inde, il a seulement besoin de 1000 fois plus d’énergie. Quel que soit ce à quoi ressemble un animal, l’endroit où il vit, la manière dont il a évolué : son rapport masse/métabolisme peut-être mis en équation. C’est ce qu’on appelle les lois d’échelles de Kleiber. En biologie, on a ainsi découvert des échelles métaboliques coordonnant le poids, la durée de vie ou la taille au métabolisme et suggérant qu’il y aurait une structure générique qui régit l’organisation des systèmes vivants, dérivée de propriétés physiques… Y’a-t-il des échelles analogues reflétant les structures des organisations sociales ? C’est la question que s’est posée Geoffrey West.

Pour lui, la ville est un organisme vivant que l’on peut également définir par son infrastructure. Tout comme les animaux de grandes tailles, le but réel des villes résiderait dans leur capacité à créer des économies d’échelles à mesure qu’elles grossissent, suppose-t-il. En s’intéressant aux statistiques d’infrastructure et de consommation, les chercheurs se sont rendu compte que les villes ressemblaient beaucoup aux éléphants. L’étude des indicateurs du métabolisme urbain (nombre de stations de gaz, surface totale des routes…) montrait ainsi que quand une ville doublait de taille, ses ressources augmentaient de 85 % seulement.

Pour les deux chercheurs, que l’on parle de Manhattan New York ou Manhattan Kansas, les modèles urbains restent les mêmes. “Nous avons découvert les constantes qui permettent de décrire toutes les villes.” Des “lois” qui permettent de faire des prédictions précises sur le nombre de crimes violents d’une ville n’importe où dans le monde, quand bien même on ne connaitrait ni son nom, ni son histoire. “Chaque ville est en fait la même”, insiste West. “Nous savons tous que chaque ville est unique. C’est tout ce dont nous parlons quand nous parlons de villes, ces choses qui rendent New York si différente de Los Angeles, ou Tokyo si différente d’Albuquerque. Mais en se concentrant sur ces différences, on rate le point important. Bien sûr qu’elles sont différentes. Mais différentes en quoi ? Nous avons trouvé ce “quoi” !”

Alors que nous appréhendons les villes par la géographie et l’histoire, West appréhende les métropoles en termes abstraits. L’histoire et la géographie, au final, sont de simples détails, des anecdotes intéressantes, mais qui n’expliquent pas grand-chose de la structure des villes, estime le physicien. La seule façon de vraiment comprendre la ville, dit West, est de comprendre sa structure profonde, les modèles qui la définissent, qui nous montreront si une métropole est florissante ou pas. “Nous ne pourrons pas faire que nos villes fonctionnent mieux si nous ne savons pas comment elles fonctionnent”. C’est tout l’intérêt de ses recherches justement : tenter de comprendre comment elles fonctionnent !

Citynomics : dégager les lois qui organisent nos villes

“Si vous demandez aux gens pourquoi ils se déplacent vers la ville, ils donnent toujours les mêmes raisons : ils sont venus pour obtenir un emploi, suivre leur famille ou être au centre, là où tout se passe. C’est pourquoi nous acceptons de payer des loyers si élevés. Les villes parlent des gens, pas de l’infrastructure.”

C’est alors que West découvre les travaux de l’activiste Jane Jacobs (Wikipédia) sur La mort et la vie des grandes villes américaines. Jacobs était une farouche défenseur des quartiers à échelle humaine, comme Greenwich Village à New York ou le quartier du North End à Boston. En montrant que les échanges à taille humaine étaient essentiels, elle a également montré que la vie de la ville nécessitait des espaces d’échanges pour que les gens puissent interagir entre eux.

West et Bettencourt ont donc cherché à quantifier les interactions humaines en utilisant d’autres statistiques : comme celles de la productivité des villes. Ils ont alors découvert que chaque fois qu’une ville double de taille, les mesures de l’activité économique (dépenses de construction, dépôts bancaires…) augmentent environ de 15% par habitant. Quelle que soit la taille de la ville, la loi reste la même ! “Cette équation remarquable explique pourquoi les gens partent vers des villes toujours plus grandes. (…) Ce que les données ont clairement montré, et ce que Jane Jacobs avait intelligemment anticipé, est que quand les gens se rassemblent, ils deviennent beaucoup plus productifs.”

Lorsque les deux physiciens ont analysé les aspects négatifs des villes (le crime, la maladie), ils ont découvert que les mêmes équations mathématiques s’appliquaient : Quand une ville double de taille, elle connaît également une augmentation des crimes violents, des cas de Sida ou de la circulation automobile de 15 % par habitant. “Ce que nous disent ces chiffres, c’est qu’on ne peut avoir de croissance économique sans une propagation parallèle des choses qu’on ne veut pas”, explique Bettencourt. Quand vous doublez de population, tout ce qui est lié au réseau social grimpe du même ordre.

Les conséquences écologiques des lois de puissance des villes

Bien sûr ces règles générales, ces ordres de croissance, ces rapports d’échelles peuvent être aggravés ou réduits par des politiques spécifiques. Mais ce que montrent ces modèles selon West, c’est que les villes sont les plus importantes inventions dans l’histoire humaine. Elles sont l’idée qui a permis le développement de notre potentiel économique et qui a déclenché notre ingéniosité. “Lorque nous avons commencé à vivre dans les villes, nous avons fait quelque chose qui ne s’était jamais produit auparavant dans l’histoire. Nous avons rompu avec les équations de la biologie, qui sont sous-linéaires. Chaque créature devenant plus lente à mesure qu’elle grossit. Avec les villes, la croissance est superlinéaire. Plus les villes deviennent grandes plus ça s’accélère. L’équation urbaine prédit un monde où la consommation de ressource ne cesse d’augmenter, l’expansion des villes carburant à l’expansion économique. En fait, la consommation sociale conduit le processus d’urbanisation (notre désir collectif d’iPad, de Frappucinos et toutes ces choses à la mode), bien plus que les avantages écologiques du transport en commun local.”

West illustre le problème autrement. “Un homme au repos fonctionne sur 90 watts. C’est la puissance dont vous avez besoin pour vous coucher. Si vous êtes chasseur-cueilleur en Amazonie, vous aurez besoin d’environ 250 watts pour courir et trouver votre nourriture. Quelle est la quantité d’énergie dont notre mode de vie américain a besoin ? Eh bien, quand on additionne nos calories et l’énergie nécessaire pour alimenter notre ordinateur et l’air conditionné, on constate qu’on a besoin de quelque 11 000 watts ! Quel type d’animal a besoin d’11 000 watts pour vivre ? Nous avons créé un style de vie où nous avons besoin de plus de watts que la baleine bleue. Nous avons besoin de plus d’énergie que le plus gros animal qui n’ait jamais existé sur terre.”

L’historien Lewis Mumford (Wikipédia) décrit la naissance de la mégapole comme “la dernière étape dans le cycle classique de la civilisation”. Un avis que semble partager West : “La seule chose qui arrête les équations superlinéaires, c’est quand nous manquons de quelque chose dont nous avons besoin”. Pour éviter ce sombre avenir, nous devons recourir à l’innovation constante, comme ça a été le cas avec le moteur à vapeur ou l’internet. “Ces innovations majeures ont complètement changé la façon dont la société fonctionne. (..) C’est comme si nous étions au bord d’une falaise, sur le point de manquer de quelque chose. Puis on trouve une nouvelle façon de créer de la richesse qui nous permet de continuer à grimper”. Les villes sont donc la seule solution au problème des villes.

Reste que notre mode de vie est devenu coûteux à entretenir : chaque nouvelle ressource que nous inventons à tendance à s’épuiser à un rythme toujours plus rapide. Ce qui signifie que le cycle d’innovations doit constamment s’accélérer, chaque percée fournissant un court répit. Le résultat est que les villes n’augmentent pas seulement le rythme de la vie, mais accélèrent le rythme auquel la vie change. “C’est comme être sur un tapis de course qui ne cesserait d’aller de plus en plus vite. (…) Nous avons utilisé la ville pour obtenir des révolutions tous les milliers d’années. Puis, il nous a fallu un siècle pour aller de la machine à vapeur au moteur à combustion. Maintenant, les grandes innovations se succèdent tous les 15 ans. Ce qui signifie que, pour la première fois, les gens vivent des révolutions multiples. Et tout cela vient des villes. Une fois que nous avons commencé à nous urbaniser, nous nous mettons sur ce tapis roulant. Nous avons troqué la stabilité contre la croissance. Et la croissance requiert le changement.”

Les grandes villes sont plus intenses par nature : plus riches, plus créatives, plus productives et plus dangereuses

Les mesures traditionnelles des qualités et défauts d’une ville par habitant ne sont pas très utiles pour déterminer ce qui rend une ville meilleure ou pire qu’une autre, parce que la taille de la population a un impact spécifique. Les grandes villes disposent d’un avantage statistique, car plus l’agglomération de personnes est développée, plus les villes ont tendances à être productives, innovantes… mais également plus criminogènes. A chaque doublement de population, les habitants sont en moyenne 15 % plus riches, 15 % plus productifs, 15 % plus innovants et ont 15 % de “chance supplémentaire ” d’être victimes de crimes, et ce, quelle que soit la ville, son histoire, sa géographie. Fait remarquable, cette règle des 15 % semble s’appliquer à d’autres phénomènes urbains comme la vitesse moyenne des déplacements, la vitesse de propagation des maladies, le nombre d’établissements d’enseignement, explique Science News.

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Image : ce graphique, issu des recherches de Geoffrey West compare 300 villes américaines en fonction de leur population rapportée au produit métropolitain brut et définit une loi de puissance.

Bien sûr, ces régularités mathématiques sont des moyennes : la distribution est imparfaite. Et les valeurs aberrantes reflètent des écarts particuliers qui ont trait à l’histoire ou à la politique spécifique que connaissent certaines villes. Les chercheurs ont développé ainsi une “échelle des variations des indicateurs métropolitains” qui leur a permis de comparer les performances socio-économiques de différentes villes américaines selon leurs tailles. “Comprendre ce qui est essentiel fournit des indices sur la façon dont une ville peut améliorer ou encore capitaliser sur ses succès”, explique Luis Bettencourt. Ces villes qui ont des valeurs aberrantes sont des villes exceptionnelles. Visiblement, il est plus facile d’être une ville exceptionnelle si vous êtes petite, comme Corvallis en Oregon, premier producteur de brevets dans le classement parce qu’elle est le siège d’HP.

Mais ces corrélations ne sont que des explications possibles. Plusieurs théoriciens sont en désaccord avec ces conclusions. Joel Kotkin auteur de La prochaine centaine de millions : l’Amérique en 2050, estime que le modèle de West et Bettencourt est déjà obsolète. Notamment parce que le développement urbain contemporain ne ressemble pas à Greenvich Village… Les villes américaines les plus dynamiques, comme Phoenix ou Riverside, sont bien différentes de ce modèle. Ces lieux ont échangé l’espace public pour des maisons familiales abordables, sur le modèle de la banlieue américaine. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le modèle : Phoenix par exemple, est caractérisée par un niveau de revenu et de production d’innovation en dessous de la moyenne. Pourtant, dans la dernière décennie, les banlieues ont produit 6 fois plus d’emplois que les villes et pas seulement des emplois de services peu qualifiés. Kotkin rappelle que les centres de l’innovation américaine sont désormais implantés dans des métropoles de faible densité, comme la Silicon Valley ou Raleigh-Durham. “Pour une soi-disant théorie complète des villes, ce travail ne parvient pas à expliquer toute l’évolution actuelle”, critique Kotkin.

Pourquoi les entreprises ne fonctionnent-elles pas comme des villes ?

Mais West et Bettancourt ne sont pas découragés par ces critiques et conviennent que leurs équations sont encore imparfaites. Ce qui ne les empêche pas de s’intéresser déjà à un nouveau sujet : les entreprises. Notamment pour comprendre pourquoi les entreprises ont une durée de vie si fugace (quarante à cinquante ans en moyenne).

Après avoir acquis des données sur quelque 23 000 sociétés cotées en Bourse, les chercheurs se sont rendu compte que la productivité des entreprises, contrairement à la productivité urbaine, était complètement sous-linéaire. A mesure que le nombre d’employés augmente, le montant des bénéfices par employé diminue. Dans l’entreprise, les économies d’échelle sont toujours compensées par les charges de la bureaucratie. Le déclin inévitable du bénéfice par employé rend les entreprises vulnérables : une perturbation même mineure peut alors conduire à des pertes importantes. “Les entreprises sont tuées par leur besoin de continuer à s’agrandir”.

Pour West, le caractère éphémère de l’entreprise éclaire la force réelle de la ville. Contrairement aux sociétés qui sont gérées par le haut par des équipes de cadres grassement payés, les villes sont des lieux indisciplinés, en grande partie à l’abri du désir des hommes politiques et des planificateurs. “Il faut se souvenir combien un maire est impuissant. Ils ne peuvent pas dire aux gens où vivre, ce qu’ils doivent faire, à qui ils doivent parler. Les villes ne peuvent être gérées et c’est ce qui les rend si vibrantes. Elles ne sont que des masses de gens, se cognant les uns dans les autres, partageant une idée ou deux. C’est la liberté de la ville qui la maintient en vie.”

algorithmie, complexité, données publiques, intelligence des données, réseaux sociaux, villes2.0, Web²

via Blog MTI de Rafidison Tanjona le 08/01/11

Les adversaires de SQL multiplient les actions de protestation contre ce qu’ils appellent « la tyrannie » exercée par SQL dans l’univers de la gestion des bases des données. Mais la relève est-elle bien prête et constitue-elle une alternative fiable et tout aussi bien performante ?

Les grands initiateurs de ce mouvement sont les développeurs Web et Java. En effet, ils ont essayé par leurs propres moyens de créer leurs propres outils de gestion de base de données, faisant fi des prestiges d’Oracle, et en s’inspirant des divers programmes open source livrés sur le net. L’un des organisateurs de la rencontre No-SQl, Johan Oskarsson, lui aussi développeur mais basé à Londres, martelait que les participants doivent prendre des risques et être convaincus des solutions No-SQL. Il continue en affirmant que beaucoup de développeurs assez fidèles à MySQL, l’ont abandonné au profit de Web 2.0, une alternative No-SQL dont les avantages certains ne peuvent pas être volontairement mis sous silence.

L’exemple de Facebook a été évoqué pour étayer cette thèse. En effet, selon l’ingénieur de Facebook, Avinash Lakshman, son stockage de données fait confiance à Cassandra pour les interrogations, plutôt que de se servir de MySQL. Comme pour mieux justifier son choix, il affirme qu’il ne faut que 0,12s pour écrire dans sa base jusqu’à 50Gb de données. Soit 2500 fois plus rapide que MySQL.

Définition

Cassandra est un projet de la fondation Apache, il s'agit d'un SGBD open source distribué, conçu pour gérer de grands volumes de données réparties sur plusieurs serveurs tout en fournissant un service à haute disponibilité avec aucun point de défaillance unique (no SPOF). Un SPOF (Single Point Of Failure) est une partie d'un système qui fait s'arrêter l'ensemble du système.

Cassandra est un SGBD de type NoSQL, ce n'est pas un SGBD relationnel car il ne suit pas les propriétés ACID (Atomicity, Consistency, Isolation, Durability) qui sont implémentées dans les SGBD relationnels afin de gérer les transactions.

Cassandra s'inspire de BigTable (Google) pour son modèle de données orienté colonne et leur mécanisme de persistance sur disque. Cassandra hérite de Dynamo pour le reste de ses propriétés. Cette publication d'Amazon définit un modèle de distribution peer-to-peer sans nœud master ni single point of failure particulièrement apprécié à l'usage. Cassandra est ainsi un processus indépendant là où d’autre requiert des applications tiers pour fonctionner ex : HBase necessite de HDFS (Hadoop Distributed File System) et ZooKeeper.

Le No-SQL

Ce terme désigne, en fait, un ensemble de projets dont la finalité reste le rejet définitif de tout ce qui se réfère au gestionnaire SQL. Selon ses concepteurs, chaque projet revêt son propre nom, au gré de leurs fantaisies : Hadoop, Voldemort, Dynomite, entre autres. Google appelle Bigtable, sa base de données.

Une des caractéristiques communes de NoSQL, c’est que ces logiciels peuvent manipuler d’énormes volumes de données et se sont inspirés sur le modèle de Bigtable. Ainsi, selon un ingénieur de Zvents, Doug Judd, le moteur de la base peut écrire sur 1 milliard de cellules de données par jour. En attendant, Bigtable conjointement avec la technologie MapReduce arrive jusqu’à 1 pétaoctet de données par jour. Et enfin Travis de SpringSource  renforce se mouvement en affirmant  que les gens traitent tellement de grandes quantités de données qu’ils recherchent d’autres solutions plus avantageuses, bref d’autres alternatives que celles proposées par SQL.

La solution NoSQL permet également de bénéficier d’une grande souplesse de l’étendue des clusters, si bien qu’il ne sera plus nécessaire de morceler les grands paquets de données vers plusieurs autres tables. Cette technologie est doublement rentable tant en terme de fiabilité qu’en terme de coût d’exploitation. Google confirme en annonçant que l’un de ses plus grands clusters gèrent plus 6 pétaoctets de données sur des milliers de serveurs. Bien sûr, disait Javier Soltero de SpringSource, le Rac (Real Apllication Clusters) d’Oracle pourrait offrir une performance identique, mais quel sera le prix à payer ?

De plus, la technologie adoptée dans NoSQL élimine les goulots d’étranglement générés par les outils traditionnels, notamment en offrant des formats plus fluides dans les opérations de traduction. Du côté d’Adobe System Inc, les concepteurs se sont aussi tournés vers la solution NoSQL lors de sa relance d’Adobe ConnectNow pour la simple raison que MySQL ne semble pas s’adapter à des bases de données très simples. Cette nouvelle version de ConnectNow s’appuie sur le clustering Java de Terracotta Inc pour gérer ses formats java, ce qui lui a donné deux fois plus de rapidité, comparée à la précédente version, un système de base de données relationnelles étant complètement inadapté.

Pourquoi Cassandra ?

Il existe un certain nombre de raisons pour choisir Cassandra pour votre site web. Par rapport aux autres bases de données, trois grandes caractéristiques se dégagent:

  • Schéma flexible: avec Cassandra, vous n'avez pas besoin de savoir quels champs vous avez dans vos « tables ». Vous pouvez ajouter et supprimer des champs arbitraires à la volée. Il s'agit d'un incroyable atout pour la productivité, en particulier pour les déploiements de taille non négligeable.
  • Une réelle évolutivité: Cassandra échelle horizontalement de façon explicite. Pour ajouter plus de capacité d'un cluster, tourner sur une autre machine. Vous n'avez pas à redémarrer les processus, de changer vos requêtes, ou déplacer manuellement les données.
  • Centre de données partagé : vous pouvez ajuster la dispositon de vos noeuds pour faire en sorte que si une ou plusieurs pannes surgissent sur un ou plusieurs data centers, un data center de remplacement sera immédiatement disponible.

Quelques autres fonctionnalités qui contribuent pour Cassandra:

  • Une liste des structures de données: les supers colonnes ajoutent une 5ème dimension au modèle hybride, transformant les listes en colonnes. Ceci est très utile sur les architectures orientées utilisateur/indexes
  • Ecriture distribuée: vous pouvez lire et écrire des données vers n'importe quelle destination dans le cluster à tout moment. Il n'y a jamais de point de défaillance unique.

Les principes du stockage orienté colonnes

Les bases de données orientées colonnes sont organisées en familles de colonnes (column family). Ce type de regroupement se rapproche du concept de table dans une base de données relationnelle.

Bien qu'elles soient organisées en tables, leur disposition est totalement différente. Ainsi, alors que les colonnes d'une base de données relationnelle sont statiques et présentes pour chaque ligne, celles d'une base de données orientée colonnes sont dynamiques et présentes uniquement pour les lignes concernées. En d'autres termes, il est possible d'ajouter des colonnes à une ligne à tout moment et le coût de stockage d'un null est 0.

En fait, les bases de données orientées colonnes sont pensées pour accueillir un grand nombre de colonnes (jusqu'à plusieurs millions) pour chaque ligne. Dès lors on comprend qu'il ne s'agit plus simplement d'y stocker les champs d'une entité, mais également des relations one-to-many.

Les requêtes possibles sont simples. Il est possible de faire des requêtes par clé, ou ensemble de clés et d'y adjoindre un prédicat sur un intervalle de colonnes. Voici quelques exemples de requêtes possibles :

  • Toutes les colonnes de la ligne dont la clé est 12;
  • Toutes les colonnes dont le nom est compris entre "aaa" et "abb" pour la ligne dont la clé est 156;
  • La colonne "aaa" pour les lignes 26 à 31.

On dispose donc d'un système de requêtes minimaliste qui a permis de grandement simplifier le design de ces bases de données, au profit de la performance.

Cassandra offre une extension à ce modèle en proposant des super-colonnes qui se comportent comme des conteneurs de colonnes. Ceci ajoute donc une dimension supplémentaire au modèle permettant par exemple le stockage de listes de listes :

  • Il est alors possible de faire des requêtes qui portent sur un nom ou sur un intervalle de noms de super-colonnes permettant ainsi d'obtenir en retour une liste de super-colonnes et tout leur contenu.
  • Certaines bases de données (HBase actuellement, Cassandra prochainement) offrent la possibilité d'ajouter un index secondaire sur des colonnes ; ceci permet alors d'utiliser la valeur d'une colonne indexée dans les requêtes.
  • Le fait que les colonnes soient stockées de manière triée sur le disque est un choix important puisque cela permet d'obtenir un intervalle de colonnes (ou de super-colonnes) avec un nombre réduit d'accès aléatoires sur le disque. Il nécessite par contre de reconstruire l'ensemble de la table de données sur le disque au fur et à mesure des modifications, ce qui est mis en œuvre de manière efficace dans HBase et Cassandra.

Conclusion

Si Cassandra appartient à une famille de bases de données très prometteuses, elle est également plus délicate à appréhender de part son mode de distribution et son modèle de données non familier.

Malgré tout, la communauté reste très active sur ce projet , elle s'attache à établir un ensemble de bonnes pratiques et à créer les outils nécessaires pour faciliter l'utilisation de ce nouveau mode de persistance.

Un chercheur utilise le cloud d'Amazon pour hacker les réseaux protégés, en cassant le chiffrage WPA-PSK par force brute Un chercheur en sécurité informatique vient de déclarer avoir identifié une manière simple, rapide et économique d'exploiter une faille dans les Amazon Web Services. Il s'agit de Thomas Roth, consultant allemand, qui affirme pouvoir s'infiltrer dans des réseaux protégés. Comment ? Grâce à un programme spécifique, qu'il a écrit et qui tourne sur les ordinateurs basés sur le Cloud d'Amazon. Ce dernier lance alors des attaques par force brute et teste pas loin de 400.000 mots de passes différents par seconde via les machines d'Amazon. La technique s'en prends à un type précis et très co...

Conversion accélérée du CO2 en pétrole artificiel !Après 5 années de recherche menées en coopération étroite avec les universités d’Alicante et de Valence, Bio Fuel Systems (BFS) a mis au point le premier « procédé de conversion énergétique accélérée » qui permet de transformer les rejets excessifs de CO2 en un pétrole de qualité.

Ce système repose sur les effets conjugués de la photosynthèse, de l’énergie lumineuse et des propriétés organiques du phytoplancton, mobilisé comme puissant catalyseur, pour obtenir un carburant comparable au pétrole fossile et offrant les mêmes possibilités de produits dérivés (plastiques, polymères, etc.). [BRK1]

La culture intensive de phytoplancton s'opère dans des photobioréacteurs verticaux à partir de souches sélectionnées pour leur teneur en lipides et cela sans prélèvement sur la biodiversité.

Sur 1 hectare et selon un scénario de rentabilité optimale, une usine-type BFS de dépollution/valorisation est ainsi capable d’absorber 12 000 tonnes de CO2 par an et d’assurer une production continue et annuelle d’environ 5 500 barils de pétrole, voire 0,45 Mégawatts d’électricité (le CO2 capté peut être transformé en électricité grâce à des turbines ou des Moteurs de Combustion Internes). Au cours du processus de transformation, de multiples coproduits et sous-produits à forte valeur ajoutée, tels les acides gras essentiels (type oméga 3 ou 6), peuvent par ailleurs être extraits du gisement de biomasse obtenu, assurant ainsi la rentabilité d’une installation-type.

Pour produire 1 baril de pétrole, BFS absorbe 2.168 kg de CO2 et neutralise définitivement 937 Kg de C02 après combustion. Ainsi, en prenant en compte l'ensemble du cycle de production de l'énergie consommée, à distance parcourue égale (100 km) et à puissance égale (135 chevaux), une voiture fonctionnant avec le pétrole BFS est la seule à avoir un bilan carbone négatif (- 48 kg de CO2), largement devant la voiture roulant grâce au pétrole fossile (+ 19 kg de Co2) ou encore la voiture électrique alimentée à l'énergie nucléaire (+0,3 kg de co2).

De l'amont à l'aval du procédé de conversion, BFS marque une avancée majeure en termes de capacité de dépollution, de rendements à l'hectare et de bilan carbone, dépassant largement les limites environnementales, économiques et sociétales des biocarburants de 1ère et de 2ème génération à base de matières premières agricoles.

Selon la société Bio Fuel Systems, "la production en continu du pétrole BFS à un coût moindre, la qualité du combustible obtenu, son caractère propre, inépuisable et économiquement viable, offrent une véritable réponse à la raréfaction des hydrocarbures ainsi qu’une alternative durable à la dépendance vis à vis des importations de pétrole et de gaz".

Conversion accélérée du CO2 en pétrole artificiel !

L’usine pilote BFS d'Alicante, dont la première phase de construction au pied de la cimenterie Cemex (3ème cimentier mondial) est en cours d'achèvement, sera opérationnelle dès janvier 2011.

Deux autres usines sont déjà signées : sur l'île de Madère au Portugal, et à Venise en Italie.[BRK2]



via Les news GMD le 06/01/11

Bon, c'est vrai, on avait promis de vous laisser tranquille avec les fêtes de fin d'année, les cadeaux et le foie gras. Mais là c'est pour la bonne cause, et il semblerait bien que ce présent ne finisse pas sa vie sur eBay. Forcément quand le cadeau vient de Laurent Garnier, il est difficile de faire la fine bouche, surtout quand le contenu est aussi simple que titanesque. Quatre titres, téléchargeables gratuitement de surcroit, voilà ce que nous propose le Français dans un élan de bonté bien appréciable.

Tout d'abord on commence par une version live absolument hallucinée de « Gnanmankoudji » enregistrée au Panorama Bar de Berlin il y a deux mois. Le titre s'étend sur une grosse vingtaine de minutes, et suffit à faire de ce cadeau un véritable trésor. S'en suivra une version longue du remix du « Lucifer » de Comfort Fit, joué dans le cadre de son projet LBS le 18 décembre au Fuse bruxellois. Suite et fin du cadeau, la présence de « Babylon On Drugs » et de l'inédit « Cancel The Apocalypse » - qui voit le producteur s'essayer officiellement au dubstep et au neurofunk. En tout cinquante minutes de musique : 100% qualité, 100% Laurent Garnier. Alors ne vous privez pas, vous avez jusqu'au 10 janvier pour télécharger tout ça.

Happy 2011 by laurent garnier

via Le Monde.fr : à la Une le 04/01/11
Invité de l'émission de Ruth Elkrieff sur BFM TV pour un débat sur les 35 heures, le publicitaire a exposé ses arguments pour critiquer la loi mise en place par le gouvernement de Lionel Jospin.